Point d’étape du 19 janvier 2018

Moment de stress pour l’équipe des Poilus. Sept élèves font face à un auditoire de membres de la communauté française. Notre objectif, leur présenter notre projet, ses objectifs, les réalisations en cours, les obstacles rencontrés, les énigmes irrésolus pour l’instant. Madame BOUVIER rappelle le cadre de ce projet , en présence des proviseurs adjoints Mme WALLYN, MM.MONTOYA et ARIBAUD. Marie-Line BENOURDJA, CPE du Lycée, est venue également assister à ce premier bilan d’étape. Soutenus par une présentation en ligne, Lucas, Alma, Inès, Emma, Almudena, Adrian et Sylvia expliquent ensuite comment ils progressent peu à peu dans leurs recherches, redonnent progressivement une identité à chacun des 40 poilus de la plaque.  Ils décrivent aussi les outils et ressources utilisés, les pièges à éviter, les énigmes qui demeurent. Une vingtaine de minutes intenses, suivies d’un échange avec un public plus qu’attentif. Avec de nombreuses surprises, conseils et encouragements à la clef.  Georges FARNIE pour l’Entraide Française nous apporte des photocopies du bulletin de l’entraide dont nous cherchions les traces. Des documents d’une grande richesse dont l’exploration va se poursuivre sur place.

L’énigme des plaques s’éclaire peu à peu : Michel BERTRAND, Directeur de la Casa Velazquez, nous a confirmé que la plaque de Yani Paris a disparu lors de la destruction de la Casa pendant la guerre civile. Il nous rappelle que la Casa est bien sûr ouverte à nos apprentis chercheurs. Lucas et Alma ont retrouvé avec plaisir Grégori REIMOND, qui a vu apparaître, sur le mur d’investigatio,n les portraits des frères Paris qu’il nous a fait découvrir lors de son intervention. Daniel PETITJEAN  nous fait part de son intérêt pour notre projet de Grande collecte et nous raconte également le trajet de la plaque du consulat, auparavant situé près de l’hôpital Saint-Louis. Nous reviendrons vers lui pour refaire un historique plus précis du parcours de cette plaque. Patrick ROYANNAIS, curé de la Paroisse Saint Louis des Français, nous apprend qu’il ignorait l’existence d’une plaque dans l’Eglise Saint-Louis. A sa connaissance, elle n’existerait plus. Fin de l’enquête?

Almudena n’a pas hésité à demander de l’aide à Cédric PRIETO, Consul général de France à Madrid, dans sa quête des orphelins BACQUIE. Celui-ci nous a dit qu’il pourrait éventuellement nous transmettre des informations si le consulat en disposait. Serait-ce la fin de cette énigme?Les élèves ont reçu également les encouragements de Jocelyne SAINT-GEOURS, qui avait déjà rencontré les élèves lors de la cérémonie du 11 novembre.  Pierre BERTHELOT, de l’Ordre National du Mérite, a assuré les élèves qu’il suivrait avec intérêt l’évolution du projet sur les deux années qui viennent. Xavier DE CREVOISIER, pour le Souvenir Français, a insisté sur le devoir de mémoire, tout en indiquant aux élèves que des documents concernant les officiers existent sans doute à Vincennes. Une nouvelle piste à explorer.

Luis ESPANOL BOUCHE, ancien élève et historien, qui nous a déjà donné une belle piste pour le poilu Claude André, nous précise qu’il y a peut-être des archives intéressantes à Madrid, car l’Espagne pendant la guerre s’était donnée comme mission de rechercher les soldats disparus. Or certains de nos poilus ont été déclarés disparus d’après leur fiche Mort pour la France. Nous n’hésiterons pas à le contacter sur l’email qu’il a créé spécialement pour nous aider. Joëlle SEE, de l’ordre national du mérite, nous propose de faire le lien avec la Chambre de commerce pour voir s’il existe d’autres documents d’archives. Quant aux représentants des Parents, ils nous ont assuré de leur soutien pour diffuser l’information de la grande collecte. Ugo LOPEZ, assistant parlementaire de Samantha CAZEBONNE, a pris le temps de discuter avec les élèves de leurs découvertes. Les élèves se rappelaient de son tweet! Des professeurs d’histoire-géographie et documentalistes ont également donné des conseils aux élèves pour progresser dans leurs recherches.

Un grand merci à tous! En particulier à Marion BARLAND pour l’organisation de cette rencontre.