Les archives côté coulisses

IMG_20180608_103344[1]Décidément, les 2nde 7 sont pleins de surprise. Monsieur E. pensait qu’il allait devoir imposer à un certain nombre d’élèves cette sortie aux Archives, compte tenu de l’extraordinaire présence au même moment de la nièce de notre poilu Marcel Suss lors de notre hommage au cimetière Montparnasse. Et bien, il avait tort. Il a dû tirer au sort 10 élèves parmi une quinzaine de noms. Quasiment à l’aube (les lecteurs de ce blog voyage saisiront l’ironie de cette indication en se référant aux photographies précédentes), la petite équipe s’embarque pour l’est parisien. Deux erreurs de changement de métro plus tard, nous voici devant le bâtiment moderne des Archives de Paris. Monsieur E. met en garde les élèves : vous savez, le monde des Archives est un peu austère, ne prenez pas la mouche si on vous parle rudement. Là encore, Monsieur E. a tout faux. Notre accueil par Dominique Jugnié et son assistante est chaleureux, enthousiaste, attentif. Les explications sont enlevées et captent l’attention des élèves, qui appréhendent peu à peu tout un univers professionnel.

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Nous découvrons d’abord le fonctionnement des Archives de Paris, à la fois archives municipales et départementales. Cette présentation théorique se poursuit par une passionnante visite dans les coulisses des archives : nous suivons le trajet d’un document de son arrivée au centre jusqu’à sa communication au public. Les élèves découvrent comment les documents sont triés, répertoriés, conservés, restaurés, mis en valeur. Des cas concrets nous sont présentés : l’acte de décès de Victor Hugo retient notre attention puisque l’auteur des Contemplations est décédé dans une avenue … qui portait son nom. C’est dire la renommée du personnage dès son vivant. Le registre matricule de Marcel Proust fait aussi partie des pépites.

De retour dans la salle de conférence, les tables ont été aménagées par un atelier de lecture des 10 registres matricules que nous n’avions pas pu consulter jusque là, puisqu’ils sont en cours de numérisation.

Nous pouvons ainsi déchiffrer et relever des informations sur 10 de nos 40 poilus. De quoi compléter les biographies de notre futur livre d’Or. Ana est épatée : Henri Nicot n’a pas seulement vécu en Espagne. Il a habité à New-York (On a même les coordonnées de l’intersection de Manhattan), mais plus incroyable encore à Manille aux Philippines. A travers les destins de nos poilus, on réalise combien la fin du XIXéme siècle fut marquée par des migrations européennes impressionnantes.

Chaque fiche matricule est précieusement photographiée (merci au smartphone) et sera décryptée par la prochaine génération d’élèves de l’enseignement d’exploration Patrimoine.

Deux heures et demie sont (trop) vite passées. Nous ne regarderons désormais plus comme avant les documents mis en ligne sur les sites internet des archives françaises.

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