AVIS DE RECHERCHE : Etienne Capdecome

Nous sommes Emile de Lemos et Marin Léger, vous accèderez ci dessous aux informations sur notre soldat.

Etienne CAPDECOMME était professeur au Lycée Français à Madrid. Il est né le 22 février 1894 à Saramon dans le Gers. Ses parents sont Henri CAPDECOMME (instituteur) et de Marie LABADENS (institutrice).

C’est un soldat de la classe de 1914 enregistré au bureau d’Auch sous le numéro 560. Affecté successivement aux 9ème, 222ème et 299ème régiments d’infanterie, il monte en grade jusqu’à être promu sous-lieutenant le 16 avril 1916. cité pour sa bravoure à Saint Laurent, il est décoré de la croix d’honneur.

Etienne Capdecomme meurt le 5 décembre 1918 à l’hôpital auxiliaire 104 bis de Biarritz.

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avis de recherche: Pierre BAYCE (1983-1915

On a recherché le nom Bayce  dans le site mémoires des hommes et on a trouvé deux soldats : Albert Bayce et Barthélémy Hilaire Pierre Bayce. Il y avait une connexion entre Barthélémy et Pierre Bayce car ils ont leur surnom en commun. Sur leurs fiches, ils avaient tous les deux le même nom barré, Bayée, remplacé par Bayce. On n’a rien trouvé sur Pierre Bayce dans le Livre d’or. On a cherché dans les archives départementales des Yvelynes et Barthélémy Hilaire Pierre Bayce était là. Lorsqu’on a observé les différents lieux où il a habité, on a vu qu’il avait déménage le 28 septembre 1906 à Madrid, dans la rue de Monteleon.

Barthélémy Hilaire Pierre Bayce est né le 5 juin 1883 a Neuilly. Il était sergent dans le 105e régiment d’infanterie dans la classe de 1903. Il appartenait au bureau 78 de Versailles et la matricule de son département était 692. Il s’est marié à Cauterets avec Cazendve Aménaïde Justine le 7 janvier 1907. Il a était tué à ennemi le 22 mai 1915 sur le champ de bataille Saint-Thomas, Argonne.

 

SOURCES :

  • Fiche matricule
  • Fiche Mort pour la France

AVIS DE RECHERCHE: Georges Étienne Louis GUILLERMIN (1888. 1916)

Nous sommes les élèves du Lycée Français de Madrid, Gala Gabari Llorens et Guillermo Jiménez Suanzes, de la classe 2º3 de M. Estrade et de Mme. Fernandez Blanco.

Notre soldat , c’est Georges Etienne Louis GUILLERMIN. Il est né le 13 octobre 1888 à Lyon. Il est le fils de Jean Eugène GUILLERMIN et de  Marie Eugénie COTTEN.

 

Inscrit sous le numéro 399, il est incorporé au 15ème régiment de Chasseurs le 1er Octobre 1909 comme Cavalier de 2nde classe. Le 26 mai 1910, il est nommé Cavalier de 1er classe. Le 26 septembre 1911, on l’affecte dans la réserve de l’armée active.

 

Le 9 novembre 1911, il va à Madrid, puis est appelé le 2 Août 1914 par décret du 1er Août 1914 pour répondre à l’ordre de mobilisation générale. Le 16 décembre 1914, il est blessé à la tête par un obus.

Une fois guéri, il rejoint son corps comme brigadier le 24 avril 1915 puis devient Maréchal des logis le 9 avril 1916.

 

Il décède le 24 septembre 1916 à Parroy.

Rencontre avec M. Kristek

Tic, tac, tic, tac … Le compte à rebours est lancé. Le 12 novembre 2018, le LFM organise une cérémonie officielle au cours de laquelle les élèves de Patrimoine dévoileront l identité des 40 poilus de la plaque.

Ce sera un moment fort auquel nous avons convié des élèves du lycée allemand de Madrid et certains de leurs professeurs d’histoire, dont M. Kristek. Ce dernier est donc venu jeudi dernier pour découvrir notre projet Patrimoine. Le mural de la salle A1 l’a impressionné, ainsi que la méthode de recherches suivie par les élèves : le site mémoire des hommes, les registres civils, les historiques de régiments ou encore la Bnf ou la Bne.

Nous avons ainsi échangé à bâtons rompus sur ce projet et sur le déroulement de la cérémonie qui sera placée sous le signe de l union, de la fraternité. De belles rencontres en perspective.

Minute émotions

Chères lectrices et chers lecteurs,

Voilà c est fini! C est l occasion de revenir sur cette expérience extraordinaire.

Comment définir un voyage scolaire? Oh, très simple : des ados parfois irritants encadrés par des bipèdes plus grands et plus sérieux qu’eux, en principe. Le tout organisé par une agence de voyage très sérieuse, le Lycée Français de Madrid. Pas très folichon de prime abord!

Et pourtant, la magie s’est invitée dans notre projet. Ça a d abord été une flammèche, née en salle A1, avec des têtes penchées sur des documents centenaires, des prises d’initiatives, des échanges constructifs entre élèves et professeurs, ou tout simplement entre passionnés.

Cette étincelle a grandi au cours du voyage. Premier voyage en bus, les élèves se bousculent pour s agglutiner tout au fond du bus … On ne mélange pas les torchons et les serviettes. Et puis survient un étrange phénomène : les élèves se retrouvent assis … juste derrière les professeurs. Et leur proposent même de faire un bac avec eux. Les rires fusent, chacun cherche la pépite qui permettra de gagner.

Tout est presque permis, surtout face à des défis insurmontables tels que le X ou encore le U.

Il en faut beaucoup plus pour impressionner M. Estrade. Qu’a cela ne tienne, il modèle les mots à sa guise et nous présente une nouvelle espèce de mollusque, très rare naturellement : l’U-ître … Qui ne tente rien, n’a rien. Fous rires dans l’assemblée garantis. Et un souvenir mémorable.

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous nous quittons vendredi soir à l’aéroport, émus et conscients d’avoir vécu un moment tout simplement magique.

Nous sommes partis avec une classe, avec 28 personnalités. Nous sommes revenus avec une grande famille.

Nous sommes partis avec des ados parfois rebelles, nous sommes revenus avec des jeunes femmes et des jeunes hommes, fiers d’avoir nourri la flamme du souvenir, fiers de leur engagement unique.

Merci à vous pour ce magnifique cadeau.

Hommage à Charles Baudelaire

Qui ne connaît pas M. Baudelaire? Qui n’a jamais feuilleté, de gré ou de force, les Fleurs du Mal? …

Alors, quand l’occasion se présente d aller au cimetière Montparnasse, l’idée d’aller sur la tombe de ce poète fantastique s’impose tout naturellement.

Mais, seuls les initiés, hi-hi, peuvent la trouver. En effet, Baudelaire, à son grand dam très certainement, repose dans le caveau familial aux côtés de son beau-père, M. Jacques Aupick, qu’il détestait cordialement et dont le nom trône sur le haut de la stèle.

Imaginez déjà un beau-père : Baudelaire perd son père, un homme lettré, à l âge de 6 ans. Sa mère se remarie un an plus tard avec un Général, un homme autoritaire et rude, qui le mettra plus tard sous tutelle pour limiter le train de vie dispendieux de Baudelaire, réduit alors à mener une vie chiche.

Les élèves sont cependant venus rendre hommage à ce génie des mots. Ils ont choisi 3 poèmes qui les ont touchés pour les déclamer sur sa tombe.

Ariadna a choisi La mort des amants :

« Nous aurons des lits pleins d odeurs légères,

Des divans profonds comme des tombeaux »

Marguerite et Luis enchaînent sur Le Poison :

« Tout cela ne vaut pas le poison qui découle

De tes yeux, de tes yeux vers »

Bruno et Pablo clôture la lecture avec l’Hymne à la beauté :

« L’éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,

Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau! »

Hommage à Marcel Süss

Une belle rencontre nous attend pour ce dernier jour. Nous avons rendez-vous au cimetière Montparnasse avec la nièce de notre poilu : Mme Haymann.

Elle nous accueille devant le caveau familial où reposent notre poilu, ses parents et ceux de Mme Haymann.

D une voix douce et posée, elle nous emmène sur les traces de son oncle.

M. Marcel Süss a vécu sur Madrid jusqu’en 1910, date où la famille rentre sur Paris. Il suit alors les traces de son père et fait l’École Centrale de Paris. A 26 ans, il s’engage au tout début de la guerre, fier de défendre sa Patrie. Il tient un carnet de route quotidien dans lequel il consigne les mouvements de son régiment. Le ton est factuel, précis. On sent l homme déterminé.

Ses derniers mots sont simples et en même temps terribles : « mercredi 9 septembre – départ à 3h30 ». Il n aura pas l occasion de le poursuivre…

Les soldats se trouvent alors à Condé en Barrois. Ils s’affairent en pleine nuit pour préparer les chevaux, quand soudain des avions allemands de reconnaissance, les tout premiers, survolent la zone et la bombardent. M. Marcel Süss est mortellement touché. Ses compagnons l enterrent dans le village voisin. La famille du défunt pourra ainsi récupérer sa dépouille pour l inhumer à Paris et lui rendre hommage.

Nos 16 élèves sont captivés par le récit des derniers instants de leur poilu. Mme Le Guennec, IPR de l’AEFE, était également parmi nous à l’occasion de cette belle cérémonie. Puis, l un des élèves , Adrian Bravo, a pris la parole pour lire l hommage à M.Süss. L émotion est palpable. Nous déposons ensuite la gerbe de fleurs dans le caveau.

Le temps nous file entre les doigts. Notre avion nous attend. Nous remercions Mme Haymann pour sa gentillesse et sa simplicité et l’invitons à venir découvrir notre exposition, prévue pour mai 2019.