Avis de recherche: Jean-Marie IZOULET/ISOULET

Jean-Marie est né le 5 Avril 1880 à Lacapelle, dans le Cantal. Il est mort le 24 octobre 1914 de ses blessures. Il résidait à Fuenlabrada à Madrid et était commerçant. Son père s’appelait Baptiste Feu et de Marie Denegers. Il faisait partie du 139º régiment d’infanterie et a été recruté à Aurillac, dans le Cantal.

Nous ne connaissons pas davantage d’informations sur ce poilu mais nos vous tennnons au courant de nouvelles découvertes!

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Les recherches se poursuivent

La cérémonie passée, il est temps de reprendre les bonnes habitudes. Nous retrouvons donc les élèves de 2nde3 en salle A1.

L’ordre du jour est présenté : continuer les recherches sur les 20 soldats de cette année et alimenter les pages « avis de recherche » et « biographie » sur le blog. Nouveau défi à relever, mais nos troupes sont déjà aguerries. Leurs maîtres mots sont rigueur et opiniâtreté. Avec enthousiasme et plaisir, les binômes s affairent et relèvent avec brio le défi.

De nouvelles pistes

Paula D. réalise qu’une de ses camarades de 2nde 3 porte le nom de familles d’un des poilus oubliés de la plaque : ESTHERN. Une mission va donc lui être confiée. Rencontrez la famille de sa camarade pour en savoir plus sur leurs liens avec ce Joseph ESTHERN. Nous supposons que sa camarade serait une descendante de Jean ESTHERN, frère de Joseph, dont nous savons qu’il vivait à Madrid en 1942, d’après le recensement trouvé aux archives diplomatiques de Nantes.

Petite frayeur

L’un des objectifs de cette séance est de confronter les différences sources pour rédiger un avis de recherche et la page biographique du poilus. Pas toujours facile de s’y retrouver dans les archives en ligne, car il y presqu’autant d’interfaces que de départements. Une occasion pour les élèves de découvrir la spécificité départementale de la France. Bref, Gala et Guillermo recherchent l’acte de naissance de Georges GUILLERMIN, né à Lyon, dans le deuxième arrondissement, le 13 octobre 1888. Ils feuillettent les pages du registre en ligne et trouve bien un Guillermin né à cette date, mais ENORME tuile. Il n’a pas les mêmes parents que ceux indiqués sur le registre matricule. C’est incroyable! Y a-t-il une erreur dans le remplissage du registre matricule? comment démêler le faux du vrai. Nous pensons à consulter l’acte de décès, mais les registres de Seine Saint-Denis qui le contiennent ne sont pas accessibles en ligne. Gala et Guillermin sont consternés. Ont-ils suivi depuis le début une fausse piste? Ce n’est que dans l’après-midi que nous comprenons que l’erreur est nôtre. En poursuivant la lecture du registre, nous découvrons que la naissance de Georges a été déclaré deux jours après sa naissance le 15 octobre 1888. Ses parents sont bien ceux que nous connaissions. Ouf! La page biographique de Georges GUILLERMIN est donc bien celle qui correspond à la vie de notre poilu.

La cérémonie du 12 novembre au LFM

Une semaine déjà… Le temps de se remettre de toutes ces belles émotions.

Ce sont tout d’abord 6 mois de travail avec tant d acteurs : les anciens 2nde7, les 2nde3 de cette année, le soutien de l administration, du service de communication. L idée était de prolonger la cérémonie de la veille, celle du centenaire se déroulant à l’Ambassade et de rendre officiellement hommage à nos 40 poilus.

Le théâtre se remplit peu à peu : élèves de CM2 accompagnés de leurs enseignants, les anciens 2nde7 et leurs parents, les 2nde 3 et leurs parents, des élèves de 1ère de la classe d allemand de Mme Gallien. Et nous accueillons également une classe du Lycée allemand de Madrid accompagnés de leurs enseignants d’histoire et de français. Cette cérémonie se veut placée sous le signe de l’union, de la fraternité.

Mme Bouvier prend alors la parole et se réjouit d’annoncer ce grand événement au sein du LFM. Elle salue également entre autres la présence de Monsieur L’Ambassadeur et des représentants de l’armée. Puis, les lumières s’éteignent et des voix d’élèves allemands et français fusent. Les mots se répondent, qu’importe la langue, ils se révèlent touchants, percutants, poignants. Au-delà des frontières et des cultures, ils racontent la même souffrance, les mêmes horreurs, l’absurdité de la guerre. Les gestes, les corps prennent ensuite le relais sur la scène : étirés, tirés, arrachés, les membres s’agitent et mettent en lumière la souffrance des corps.

Puis c’est au tour des élèves de 2nde3 et de 9 élèves de 1ère. Dans un bruit feutré, tout de noir vêtus, ils prennent position sur la scène dans la pénombre. Ils sont 40. Ils nous offrent un kaléidoscope de voix : celle d un poilu, d’un frère, d’un père, d’une mère, d’une sœur. 40 voix qui égrènent tour à tour le nom de leur soldat ainsi qu’une courte biographie avec l’âge au moment du décès. Quand c’est possible. Le poilu, Pierre Hauser, reste une énigme, malgré toutes nos recherches. Puis, les élèves déposent une bougie au sol, symbole de ces 40 vies fauchées si brutalement.

 

Les projecteurs se rallument, et c’est l’heure de féliciter les 59 élèves participant au projet Patrimoine en leur remettant le Prix de l’éducation citoyenne. M.Berthelot, président de l’Ordre du mérite, est fier de remettre ces diplômes et cette plaque aux 2 enseignants, M.Estrade et Mme Fernandez Blanco.

Mme Tanus, professeur de musique, clôture la cérémonie par deux chants, en allemand et en français. 70 voix qui vibrent à l’unisson, fiers d’apporter leur touche à ce grand moment.

Les CM2 à l honneur

Du 5 au 8 novembre, les allées du LFM ont été témoins d un étrange ballet : des groupes d élèves du CM2 allaient et venaient puis se postaient devant la plaque commémorative du lycée.

Un binôme d élèves de 2nde les attendaient. Nos jeunes enseignants en herbe se sont creusés les méninges pour ces rencontres : QCM, mots croisés, soupe de lettres. Pas question de décevoir leur public!

Les primaires se prennent au jeu, installés sur les marchés et relèvent le défi avec brio. Nos lycéens quant à eux découvrent les subtilités du métier d enseignant : capter durablement l attention du public, trouver un rythme et le maintenir, répondre aux questions des passionnés. Une expérience très enrichissante, pour tous.

Les rôles s’inversent

Branle bas de combat ce matin en salle A1! Les eleves ont un nouveau défi à relever : devenir professeur.

Lors de la semaine du 6 novembre, ils vont en effet se charger de présenter, en une vingtaine de minutes, la plaque aux 10 classes de CM2 du lycée. La première guerre mondiale étant à leur programme, l’occasion est trop belle.

Mais, comment transmettre son savoir aux plus jeunes? Comment capter leur attention? Pas si simple. C est ainsi que les 2nde3 découvrent l envers du décor :comment préparer un cours réussi?

Ça discute, ça tâtonne, ça s’interroge, puis les idées fusent : des mots croisés, des devinettes, des cartes mentales, des soupes de mots, et pourquoi pas un puzzle. Nos apprentis professeurs ne manquent pas d’imagination.

Alors, rendez-vous pour le baptême du feu le 6 novembre.

AVIS DE RECHERCHE : Etienne Capdecomme (1894-1918)

Nous sommes Emile de Lemos et Marin Léger, vous accèderez ci-dessous aux informations sur notre soldat.

Etienne CAPDECOMME était professeur au Lycée Français de Madrid. Il est né le 22 février 1894 à Saramon, un gros village dans le Gers (Midi-Pyrénées). Ses parents étaient Henry CAPDECOMME (instituteur) et  Marie LABADENS (institutrice).

C’est un soldat de la classe de 1914 enregistré au bureau de recrutement d’Auch, dans le Gers sous le numéro 560. Affecté successivement aux 9ème, 222ème et 299ème régiments d’infanterie, il monte en grade jusqu’à être promu sous-lieutenant le 16 avril 1916. cité pour sa bravoure à Saint Laurent, il est décoré de la croix d’honneur.

Au moment où il est parti pour la guerre, à vingt ans, il était domicilié à Madrid et exerçait le métier d’instituteur au Lycée Français. il avait obtenu son Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP) en 1914 à l’école de garçons de Labéjan.  Il mesurait 1m 65, avait les cheveux noirs, les yeux noirs, le front haut, un visage ovale et le nez « fort ».

Etienne Capdecomme meurt de maladie contractée pendant le service le 5 décembre 1918 à l’hôpital auxiliaire 104 bis de Biarritz et est enregistré le jour même à la mairie. Il est aujourd’hui enterré « dans son pays » selon la relevé officiel de la mairie de Biarritz. Nous supposons donc qu’il est enterré dans le Gers, précisément à Saramon (ville de naissance) ou à Labéjan (ville où il obtient son CAP et où ses parents habitaient)

avis de recherche: Pierre BAYCE (1983-1915

On a recherché le nom Bayce  dans le site mémoires des hommes et on a trouvé deux soldats : Albert Bayce et Barthélémy Hilaire Pierre Bayce. Il y avait une connexion entre Barthélémy et Pierre Bayce car ils ont leur surnom en commun. Sur leurs fiches, ils avaient tous les deux le même nom barré, Bayée, remplacé par Bayce. On n’a rien trouvé sur Pierre Bayce dans le Livre d’or. On a cherché dans les archives départementales des Yvelynes et Barthélémy Hilaire Pierre Bayce était là. Lorsqu’on a observé les différents lieux où il a habité, on a vu qu’il avait déménage le 28 septembre 1906 à Madrid, dans la rue de Monteleon.

Barthélémy Hilaire Pierre Bayce est né le 5 juin 1883 a Neuilly. Il était sergent dans le 105e régiment d’infanterie dans la classe de 1903. Il appartenait au bureau 78 de Versailles et la matricule de son département était 692. Il s’est marié à Cauterets avec Cazendve Aménaïde Justine le 7 janvier 1907. Il a était tué à ennemi le 22 mai 1915 sur le champ de bataille Saint-Thomas, Argonne.

 

SOURCES :

  • Fiche matricule
  • Fiche Mort pour la France