Des échos du Petit journal

 Ne boudons pas notre plaisir : un article sur notre projet, cela redonne toujours de l’énergie pour continuer les recherches car le compte à rebours est bien lancé. Il va falloir mettre les bouchées doubles. Alors merci à Camille Guil pour avoir fait écho à notre bilan d’étapes. Le lien du petit journal est consultable ici.

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Devoirs de vacances (1)

. Le Forum PAGES 14-18 

Qui a dit que l’école s’arrêtait pendant les vacances ? Le projet Poilus n’en finit pas de tisser des fils en France. Nous avons été contacté par Jean Riotte, le grand-oncle d’une de nos élèves, Almudena. M.Riotte est un des modérateurs d’un des plus importants sites collaboratifs consacrés à la Première Guerre mondiale, créé bien avant qu’ait commencé la célébration du centenaire de la guerre. Il a eu la gentillesse de créer un article dans ce forum où il présente notre projet. Cet article est visible ici : https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=20&t=68869

A nous désormais de nourrir cette page avec nos questions, nos informations aussi, pour qu’ensuite des connexions se fassent entre les différents contributeurs du site.

Une première étape sera sans doute une liste de nos 40 poilus, avec des indications sur ceux déjà trouvés.

. Chassé croisé

Sympathique échange de mail en ce début du mois de juillet avec tout d’abord Dominique Bourdil, la nièce d’André Claude, qui nous a si gentiment aidé avec l’impressionnante biographie qu’elle a réalisée sur son oncle dans la guerre; puis avec Marc Auby, parent par alliance d‘Alexandre Calvet, qui reconstitue avec passion la généalogie de cette famille à la recherche d’éventuelles traces de notre poilu. Tous les deux passeront par Madrid cet été. Nous n’allons pas pouvoir nous rencontrer à ce moment là. Ce n’est sans doute que partie remise. L’aventure continue.

. Contacts via le blog

Le 3eme message que nous recevons depuis la création de ce blog est celui d’une descendante de la famille Escarguel, qui a découvert l’existence de notre poilu Paul grâce à notre travail. Nous avons entamé des échanges d’email. Peut-être allons nous avoir de belles surprises !

Le 4eme message concerne une demande d’un passionné de la Grande guerre à la recherche. M.Francis PECH, membre du « Collectif Artois », recherche un portrait du S/Lieutenant Yves Marie Morin De La PILLIERE, 1er B.C.P., DcD dans le Pas-de-Calais le 15/05/1915. Après des recherches généalogiques, Yves Marie Morin de la Piliere est bien cousin avec notre Henri Morin de la Pilière, mais vraiment  éloigné : leur ancêtre commun est Francois MORIN DE LA PILIERE, notaire royal né en 1702.Tout cela nous ramène au fait que, nous non plus, nous n’avons pas de traces de ce soldat.

. Echange via geneanet

Notre base de données grossit grâce aux découvertes que nous faisons dans les archives mais aussi grâce aux apports des généalogistes amateurs qui partagent des informations. La base de données (« lespoilusdemadrid ») compte désormais 558 individus. Exemple d’un dernier échange : nous avons contacté plusieurs contributeurs pour obtenir des informations sur Paul Maraval. L’un d’entre eux nous a répondu : « Vous devriez vous rapprocher du CRPR (Centre de Recherches du Patrimoine de Rieumontagné), car divers collaborateurs ont réalisé des Cahiers sur les Poilus de la Grande Guerre 1914/1918 dont Mme Dominique CALAS (professeure d’Histoire) qui a publié au CRPR ci-dessus « les soldats de Lacaune tombés pendant la Grande Guerre » Notre Paul MARAVAL était instituteur et célibataire, il est mentionné sur le cahier de Mme CALAS en page 112″

Nous allons suivre les conseils de M.Louis Calas.

Bilan après un an de projet « Poilus »

 Parents, élèves, professeurs, administration : tous avaient répondu à cette invitation à partager un moment d’échange pour clôturer cette première année d’enseignement Patrimoine, autour de la plaque commémorative du Lycée. « Une belle et riche année », ont commenté M.ESTRADE et Mme FERNANDEZ-BLANCO, année qui a commencé il y a tout juste un an, dans une fin de journée intense comme elles le sont toujours en juin dans un grand lycée, avec la présentation d’une ébauche de projet à Mme BOUVIER, proviseure et M.MONTOYA, proviseur adjoint du lycée. Avec leur feu vert et leur soutien, le projet a pris son envol!

Des archives découvertes, 21 poilus de notre plaque identifiés, une salle A1 devenu une ruche avec son mural enrichi, des ébauches de biographie, un blog de plus en plus actif, une base généalogique active sur geneanet.org, des descendants retrouvés, des participations à des cérémonies comme le 11 novembre au Consulat, des rencontres avec un chercheur, des archivistes, une commissaire d’exposition, un voyage sur les traces des poilus, des cérémonies commémoratives sur les tombes de Léon Roussel et de Marcel Süss, des visites de lieux emblématiques de la mémoire et du patrimoine. La parole est libre, détendue, chaleureuse. De nombreux remerciements sont échangés. On sent que l’expérience a été marquante pour tous, élèves comme adultes.

On évoque aussi les actions à venir : un événement le 12 novembre 2018 pour révéler l’identité des 40 poilus de la plaque, une exposition en mai 2019 et une journée événementielle pour le centenaire de la plaque du lycée, un hommage aux poilus oubliés de la plaque, un documentaire et un livre d’or pour novembre 2019… Sans compter un nouveau voyage… Et d’autres surprises, n’en doutons pas. Nous ne pensions pas que ce projet nous conduirait aussi loin.

Ce moment est aussi l’occasion de remercier Luis Santos et Adrien Bravo, qui quittent l’établissement et qui se sont impliqués dans ce projet. Ils restent évidemment des membres de l’équipe « poilus » er seront associés l’an prochain à toutes les actions que nous organiserons.

Les archives côté coulisses

IMG_20180608_103344[1]Décidément, les 2nde 7 sont pleins de surprise. Monsieur E. pensait qu’il allait devoir imposer à un certain nombre d’élèves cette sortie aux Archives, compte tenu de l’extraordinaire présence au même moment de la nièce de notre poilu Marcel Suss lors de notre hommage au cimetière Montparnasse. Et bien, il avait tort. Il a dû tirer au sort 10 élèves parmi une quinzaine de noms. Quasiment à l’aube (les lecteurs de ce blog voyage saisiront l’ironie de cette indication en se référant aux photographies précédentes), la petite équipe s’embarque pour l’est parisien. Deux erreurs de changement de métro plus tard, nous voici devant le bâtiment moderne des Archives de Paris. Monsieur E. met en garde les élèves : vous savez, le monde des Archives est un peu austère, ne prenez pas la mouche si on vous parle rudement. Là encore, Monsieur E. a tout faux. Notre accueil par Dominique Jugnié et son assistante est chaleureux, enthousiaste, attentif. Les explications sont enlevées et captent l’attention des élèves, qui appréhendent peu à peu tout un univers professionnel.

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Nous découvrons d’abord le fonctionnement des Archives de Paris, à la fois archives municipales et départementales. Cette présentation théorique se poursuit par une passionnante visite dans les coulisses des archives : nous suivons le trajet d’un document de son arrivée au centre jusqu’à sa communication au public. Les élèves découvrent comment les documents sont triés, répertoriés, conservés, restaurés, mis en valeur. Des cas concrets nous sont présentés : l’acte de décès de Victor Hugo retient notre attention puisque l’auteur des Contemplations est décédé dans une avenue … qui portait son nom. C’est dire la renommée du personnage dès son vivant. Le registre matricule de Marcel Proust fait aussi partie des pépites.

De retour dans la salle de conférence, les tables ont été aménagées par un atelier de lecture des 10 registres matricules que nous n’avions pas pu consulter jusque là, puisqu’ils sont en cours de numérisation.

Nous pouvons ainsi déchiffrer et relever des informations sur 10 de nos 40 poilus. De quoi compléter les biographies de notre futur livre d’Or. Ana est épatée : Henri Nicot n’a pas seulement vécu en Espagne. Il a habité à New-York (On a même les coordonnées de l’intersection de Manhattan), mais plus incroyable encore à Manille aux Philippines. A travers les destins de nos poilus, on réalise combien la fin du XIXéme siècle fut marquée par des migrations européennes impressionnantes.

Chaque fiche matricule est précieusement photographiée (merci au smartphone) et sera décryptée par la prochaine génération d’élèves de l’enseignement d’exploration Patrimoine.

Deux heures et demie sont (trop) vite passées. Nous ne regarderons désormais plus comme avant les documents mis en ligne sur les sites internet des archives françaises.

Visite du Louvre-Lens

IMG-20180607-WA0003C’est en réalisant sa proximité avec le site de Notre Dame de Lorette que le Louvre-Lens s’est invité dans notre programme de visite. Il faut dire que la moitié des élèves avait réfléchie l’an dernier en géographie à la problématique suivante : « Y a-t-il un effet Bilbao avec le Louvres-Lens ? », en référence à l’impact de l’implantation du Musée Guggenheim. Plusieurs objectifs à cette visite : confronter les connaissances construites en classe à partir de documents et la réalité du terrain, réfléchir à l’opportunité d’un tel aménagement, distinguer exposition permanente et exposition temporaire (en vue de la préparation de notre propre exposition), identifier des propositions originales de mise en oeuvre du patrimoine, nourrir aussi la culture personnelle et artistique de chacun, observer un projet architectural original…

Alors… le bilan est contrasté… Le bâtiment remplit ses fonctions, mais marque peu nos élèves, peu formés il est vrai à l’observation architecturale moderne. La galerie du temps laisse les élèves dubitatifs… mis à part l’idée de présenter un continuum temporel, qu’y avait-il à voir et à comprendre dans cette mise en scène des oeuvres?IMG_20180607_112049

L’exposition temporaire, bien qu’ardue, puisqu’elle porte sur la Perse du XIXème siècle et son rapport à la modernité, a davantage séduit les élèves, par les thèmes abordés, la mise en espace et en couleurs, la richesse des oeuvres présentées. La scénographie est assez classique : des salles thématiques identifiées par une couleur des murs, une présentation du contexte écrite sur le mur d’entrée de la salle, une identification et un descriptif court de chaque oeuvre. Parfois quelques devinettes. Quel contraste avec l’originalité du Mémorial de Verdun!

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On l’aura compris, une visite qui a fait réfléchir les élèves, mais dont on n’est pas certain qu’elle les aura convaincus de revenir sur ce site un jour.

On se rappelle alors de la campagne d’affichage dans le gare de l’Est devant le tableau d’Herter, vantant une exposition temporaire au Musée Mertz-Beaubourg. On était songeur…

Dernière journée

Les troupes sont fatiguées après une semaine riche en rencontres et émotions.

Au menu pour cette dernière matinée, les Archives de Paris pour 10 élèves accompagnés de M.Estrade.

Pour le reste du groupe, en route pour le cimetière Montparnasse où se trouve l un de nos soldats M. Marcel Süss. Nous lui rendrons hommage sur sa tombe, en compagnie de sa nièce.