Devenir un personnage de l’époque

Le 11 mai était de plus en plus proche et notre projet n’avait pas encore commencé. Après des heures et des heures de méditation on avait finalement trouvé une idée à accomplir. On allait créer un panneaux où on pouvait se mettre sur le corps d’un poilu, une infirmière ou un enfant de l’époque. On a décidé cela pour que le personnes qui viennent voir cette exposition se sentent comme un des personnages peints et puissent prendre des photos.

Grâce à une plaque de bois que l’administration nous avait proportionné là où ils avaient fait des trous à l’auteur de la tête on a pu commencer. Dans les salles de art les mercredis après midi depuis le 3 avril on se trouvait là, pendant deux heures, à travailler. Premièrement on traça des traits au charbon pour visualiser l’avenir de notre projet. Tout de suite on commença à peindre en mélangeant de nombreuses couleur pour trouver la bonne. Après un mois approximativement de travail, même les plus petits détails étaient faits.

Le samedi 11 mai notre projet était placé dans le Daguerréotype à l’entrée dans l’administration oú beaucoup de familles pouvaient prendre des photos. Tout au long de la journée, le panneau a eu beaucoup de succès.

JIMÈNEZ SUANZES Guillermo et GABARI LLORENS Gala

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Cette journée du 11 mai fut exceptionnelle. Notre atelier consistait à présenter les sites internet Geneanet et Mémoires des hommes, qui nous ont permis tout au long de l’année de retracer la vie de nos poilus. Cette journée nous aura permis de transmettre aux visiteurs tout le travail que nous avons effectué pour venir à bout de notre projet Patrimoine et tout le plaisir que nous y avons mis. Ça a également donné la possibilité aux visiteurs de retrouver leurs propres ascendants. Enfants et adultes venaient chercher leurs ancêtres. Beaucoup étaient touchés de retrouver des informations sur leurs proches. Par exemple, sur Geneanet, une femme fut très émue de retrouver son arrière grand père, qui était en réalité, peintre de Napoléon III. J’ai moi même, à l’aide de mes frères et soeurs, retrouvé nos deux arrières grands pères, ce qui fut un moment frappant.

Cette journée a été l’accomplissement de 9 mois de travail. Une belle source de satisfaction que je ne suis pas prête d’oublier.

Julie Regnault

Piégé dans l’Escape Room…

Lors de la journée du 11 Mai, tous étaient très stressés. Ce n’était pas très difficile à remarquer. Je dois l’avouer, j’étais moi-même tout aussi stressé. L’escape room était un projet assez ambitieux, et j’avais peur de le rater, que rien ne se passe comme prévu. Et c’est ce qui s’est passé. Heureusement, j’ai reçu l’aide de plusieurs camarades de classe, et tout est bien qui finit bien: l’Escape Room a bien marché. Tout ce que j’avais prévu a dû être modifié quelques heures avant l’ouverture des portes.

L’Escape Room a connu un franc succès. Elle se déroulait pendant environ 15 min. Les participants devaient “reproduire” le même travail que tous les élèves du projet patrimoine: ils devaient chercher des informations sur le soldat Ernest Fabre, et parallèlement trouver la sortie. Normalement, elle devait accueillir environ 4 ou 5 personnes par tour. J’ai dû en faire passer environ 10 ou 15. Mais ça n’a rien changé.

Une chose aussi à laquelle je ne m’attendais pas, c’était la réaction des parents/adultes. La majorité d’entre-eux n’avaient sûrement jamais fait une escape room, et ne s’attendaient pas à trouver ce qu’ils ont trouvé. Malheureusement, à cause de tout ce succès, je n’ai quasiment pas eu de temps libre. Je n’ai pas pû aller voir le reste des ateliers/évènements tout au long de la journée. Même pas pour manger… Vers l’après-midi, vu qu’il n’y avait personne pour me remplacer, j’ai même dû manger pendant que je faisais passer 2 ou 3 escapes rooms, mais bon, ça n’a gêné personne. De toute façon, je conserve un très beau souvenir de cette journée que je n’oublierait pas de sitôt…  

Malheureusement, nous n’avons pas pu faire des photos de l’escape room, surtout par manque de temps. Voici la fiche mort pour la France du Soldat Ernest Fabre, que nous avons beaucoup utilisé tout au long de l’Escape Room…

Nael ARAUJO.

A l’accueil

Dès 14h heures, j’étais à l’accueil. Les premières minutes, personne. D’un rire nerveux ou d’un trait d’humour, on conjurait notre peur du flop. Déjà, on pensait passer notre journée tout seuls adossés contre un mur.

Puis, un premier visiteur. C’est un homme, il est barbu, bien avancé dans la quarantaine et porte de petites lunettes à monture carrée. Chargé de lui présenter le déroulement de l’exposition, je lui tends le dépliant et commence à parler. Trop occupé à ironiser sur le nombre de visiteurs qu’on pensait avoir, je ne  me suis pas préparé et je bégaye maladroitement. Il n’a sûrement rien compris, mais tant pis. Je lui lâche un “bonne visite” avec un grand sourire et lui fourre un mouchoir-plan dans la main pour me débarrasser de lui. C’est bon c’est passé.

Mais derrière lui, il y a maintenant des dizaines de personnes qui attendent. Le deuxième speech est un peu moins raté, le troisième est presque réussi et dès le quatrième je commence à avoir le coup de main. Les visiteurs s’enchaînent. Des jeunes, des séniors, des beaux, des laids, des grands, des petits. Mon speech se fige et je répète sans arrêt les même mots avec les mêmes gestes, les mêmes mimiques, comme une hôtesse de l’air. Honnêtement, ça devient un peu long.

Mon camarade qui note l’affluence commence à avoir des crampes au mains. Finalement, au bout d’une heure, la relève arrive. En retournant vers l’expo, on hallucine. Des gens partout. De tous les côtés. Et de toute la journée, ça n’a pas arrêté.Quelle ne fut pas notre surprise de voir que des personnes mortes depuis plus de cent ans avaient réussi à intéresser autant de monde, grâce à nous.  

EMILE DE LEMOS     

Projet généalogie du 11 mai.

C’était la journée la plus importante de ma vie, une immense richesse, une énorme opportunité, un vrai honneur. Le regard fier et impressionné de chacuns des visiteurs par le travail que l’on a fourni était tout simplement pour moi une nouvelle définition du mot “BONHEUR” . J’ai reçu plusieurs retours durant et après cette grande journée, les commentaires étaient très positifs, les spectateurs ont bien compris qu’il y a un immense travail et un énorme temps de recherche qui se cachent derrière cette exposition.

Ce qui m’a ému le plus durant cette journée, non seulement l’honneur que l’on reçoit,  la joie que l’on ressent, la fierté que l’on voit notre travail, mais aussi le regard qu’ont porté les spectateurs sur notre projet. J’ai facilement remarqué que le projet de la généalogie était une sorte de découverte pour le public. Il suffisait de leur regarder droit dans les yeux, on voyait  ce regard qui disait que ce qu’il voit était différent et plaisant à voir. Ils portaient ce regard parce que c’était une petite réflexion des heures et des heures de recherches, parce qu’on a non seulement trouvé une descendance d’un de nos soldats, mais car sa descendante est une élève dans notre lycée.
Jana EL NAGGAR.

Le projet de l’arbre généalogique et la descendance de la famille ESTHERN.

NOTRE JOURNÉE DU 11 MAI – Carla et Clara

             

               Le grand jour arriva. Le jour pour lequel on avait tant travaillé. Le travail de deux générations allait enfin être partagé avec le public. La plupart d’entre nous, les élèves, pensions que pas grand monde allait venir, mais le jour d’avant on avait fait de notre mieux pour préparer une journée si importante pour nous.

                On s’était donnés rendez-vous vers 13 H pour terminer des détails  et mettre tout en place. Une fois que tout était terminé, on ouvrit les portes au public. Vous pouvez imaginer le spectacle: à peu près 50 personnes, habillées avec le même T-shirt, qui attendent que quelqu’un vienne pour apprendre un peu plus sur leur projet.

      Les premiers visiteurs arrivent, ils se baladent, posent des questions et restent impressionnés. Pas trop d’activité pour le moment. La plupart d’entre nous ne savaient pas quoi faire et flânait sans un but précis.         

            Peu à peu, à l’entrée on remarque qu’on manque de flyers. On les plie à une vitesse dont on ne se croyait pas capables. La liste où on compte le nombre de visiteurs se fait chaque fois plus grande. Tout le monde s’occupe de son projet avec enthousiasme, montre avec orgueil les fruits de notre travail.

           Ensuite, le moment qu’on attendait le plus: l’inauguration des deux nouvelles plaques. Ce fut tout un succès. On pouvait dire avec émotion qu’on avait accompli notre objectif. Ce jour là, 576 personnes nous accompagnèrent. 576 personnes furent impressionnées par notre travail. 576 personnes purent s’engager dans ce qu’a été le plus grand projet de notre vie.

     

La journée porte-ouvertes, en réalité, n’est pas commencée le 11 mai. Elle est démarrée des jours, même des mois avant. Toute l’équipe patrimoine, pendant on ne sait plus combien de séances exactement, se dépêchait de créer, organiser et préparer de nombreux projets. Le jour J approche, soudain les semaines deviennent des jours. On met en place les expositions, on termine les derniers détails, Finalement, c’est le 11 mai. On vient avant l’ouverture pour donner la touche finale. Quelques minutes avant l’ouverture, on attend, et on s’interroge.

Tout va-t-il aller comme prévu? Combien de personnes vont venir? Sommes nous sûres que tout est prêt? Sommes nous prêts?

La première personne apparaÎt, puis la deuxième, la troisième. Les ateliers démarrent peu à peu, les expositions sont l’objet de regards, et puis d’impressions.

40, 50, 60 personnes. La journée s’agite, et se rempli de vie. On se sent satisfaits, les identités des poilus commencent à sortir du noir.

100, 150, 200 personnes. On peut déjà déclarer le succès de la journée. Le travail des 2nde7 en 2017 et 2018 et celui des 2nde3 en 2018 et 2019 se fait connaître. Les heures sont passées, et le grand moment de la journée arrive, l’inauguration de la nouvelle plaque à 16h30.

300, 400 peut être 500? On n’y croit pas, des centaines des personnes nous entourent. On devient des points blancs dans la multitude. L’identité des poilus est enfin connue après une centaine d’années. Les noms des plaques sont officiellement devenus des personnes.

La journée se clôture enfin. Le moment est fini. Mais le travail derrière ses deux années, il reste ici pour beaucoup plus de quelques heures.

  

            


Journée du 11 Mai : Généalogie

Ce 11 Mai au lycée français français de Madrid nous ouvrons nos portes pour vous présenter de nombreux ateliers, expos et autres. Parmi les ateliers présentés l’expo généalogie qui a été pensé par Jana El Naggar une élève de seconde. Lors de cette exposition vous découvrirez l’arbre généalogique d’un de nos soldats jusqu’à retrouver ses descendants ou ses ancêtres. Cet atelier fait un éclairage sur les soldats qui en partant peuvent laisser leur famille seule et dans le deuil, le côté cruel de cette guerre. Venez jeter plus qu’ un coup d’œil au travail de cette élève.