Avis de recherche: Jean-Marie IZOULET/ISOULET

Jean-Marie est né le 5 Avril 1880 à Lacapelle, dans le Cantal. Il est mort le 24 octobre 1914 de ses blessures. Il résidait à Fuenlabrada à Madrid et était commerçant. Son père s’appelait Baptiste Feu et de Marie Denegers. Il faisait partie du 139º régiment d’infanterie et a été recruté à Aurillac, dans le Cantal.

Nous ne connaissons pas davantage d’informations sur ce poilu mais nos vous tennnons au courant de nouvelles découvertes!

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Tombe de 2 soldats à la nécropole du Soupir

Aujourd’hui, nous avons trouvé les tombes de BOURGINEAU Fernand Lucien et de THERS Jean situées au cimetière militaire, Nécropole nationale Soupir 2 en Aisne (02), son numéro est 1639 pour BOURGINEAU Fernand et Nécropole nationale Soupir 1 en Aisne (02), son numéro est 3396 pour THERS Jean.

Le cimetière militaire français de Soupir n°2 se situe au bord de la D925, face au cimetière militaire de Soupir n°1 et de la nécropole allemande de Soupir. 

Il est édifié en 1934 pour recevoir les corps de combattants que l’on continuait à découvrir dans le secteur que l’on ne pouvait intégrer au premier cimetière, celui-ci ayant atteint sa « capacité maximale », cette nécropole abrite 2 829 corps.

Plus précisément, cette nécropole contient 1 966 français de la guerre 14-18 en tombes individuelles et collectives et 250 qui reposent dans un ossuaire ; ainsi que les tombes de deux britanniques, cinq belges, vingt-sept russes et un allemand. Elle accueille également des corps de combattants de la Seconde Guerre mondiale et regroupe des sépultures « vides ».

15 nouveaux poilus de la plaque identifiés

Geroges GUILLERMIN, un des 40 poilus de notre plaque

Après 7 semaines de recherches, voici un premier état des lieux des biographies de 15 des poilus de notre plaque. Certaines biographies sont bien avancées. Parfois des photographies viennent mettre un visage sur l’un des poilus de Madrid. Parfois, on a retrouvé un descriptif précis du jour du décès. Des descendants nous transmettent aussi des documents exceptionnels. Il faut faire vite, car il reste encore 4 poilus de la plaque à identifier, sans compter le cas de HAUSER qui reste un soldat inconnu. Nous devrons ensuite nous atteler aux soldats oubliés de la plaque!

DEUX PROFESSEURS : CAPDECOMME Etienne, MARAVAL Paul

DEUX ANCIENS ELEVES : BATISTE Gaston, THERS Jean

DES MEMBRES DE LA COLONIE FRANCAISE : BARTHES Jules, BAYCE Pierre, BOURGINEAU Fernand, CAMURAT Raymond, NERON Alexandre, LAFARGE Antoine, LAURENT Ernest, FABRE Ernest, GUILLERMIN Georges, HAURILLON Charles, DEMICHEAUX Hippolyte

Les recherches se poursuivent

La cérémonie passée, il est temps de reprendre les bonnes habitudes. Nous retrouvons donc les élèves de 2nde3 en salle A1.

L’ordre du jour est présenté : continuer les recherches sur les 20 soldats de cette année et alimenter les pages « avis de recherche » et « biographie » sur le blog. Nouveau défi à relever, mais nos troupes sont déjà aguerries. Leurs maîtres mots sont rigueur et opiniâtreté. Avec enthousiasme et plaisir, les binômes s affairent et relèvent avec brio le défi.

De nouvelles pistes

Paula D. réalise qu’une de ses camarades de 2nde 3 porte le nom de familles d’un des poilus oubliés de la plaque : ESTHERN. Une mission va donc lui être confiée. Rencontrez la famille de sa camarade pour en savoir plus sur leurs liens avec ce Joseph ESTHERN. Nous supposons que sa camarade serait une descendante de Jean ESTHERN, frère de Joseph, dont nous savons qu’il vivait à Madrid en 1942, d’après le recensement trouvé aux archives diplomatiques de Nantes.

Petite frayeur

L’un des objectifs de cette séance est de confronter les différences sources pour rédiger un avis de recherche et la page biographique du poilus. Pas toujours facile de s’y retrouver dans les archives en ligne, car il y presqu’autant d’interfaces que de départements. Une occasion pour les élèves de découvrir la spécificité départementale de la France. Bref, Gala et Guillermo recherchent l’acte de naissance de Georges GUILLERMIN, né à Lyon, dans le deuxième arrondissement, le 13 octobre 1888. Ils feuillettent les pages du registre en ligne et trouve bien un Guillermin né à cette date, mais ENORME tuile. Il n’a pas les mêmes parents que ceux indiqués sur le registre matricule. C’est incroyable! Y a-t-il une erreur dans le remplissage du registre matricule? comment démêler le faux du vrai. Nous pensons à consulter l’acte de décès, mais les registres de Seine Saint-Denis qui le contiennent ne sont pas accessibles en ligne. Gala et Guillermin sont consternés. Ont-ils suivi depuis le début une fausse piste? Ce n’est que dans l’après-midi que nous comprenons que l’erreur est nôtre. En poursuivant la lecture du registre, nous découvrons que la naissance de Georges a été déclaré deux jours après sa naissance le 15 octobre 1888. Ses parents sont bien ceux que nous connaissions. Ouf! La page biographique de Georges GUILLERMIN est donc bien celle qui correspond à la vie de notre poilu.

Avis de recherche : Jean THERS (1891-1915)

 » Nous essayons en binôme, Julie Regnault et Victor Goldberg de retracer la vie du soldat Jean Thers, né le 25 décembre 1891 à Madrid et mort le 11 juin 1915 à Glennes (Aisne).

Fils de Géraud (boulanger) et de Maria Lorenza HUMBRADO. Il avait les yeux et les cheveux châtains foncés et mesurait 1m65.

Employé à la Casa Deutsch en 1914, il a ensuite été mobilisé en 1915, dans le 144ème régiment d’infanterie, au recrutement d’Aurillac.

Soldat de seconde classe, il est mort de ses blessures, sur le front dans une ambulance à Glennes, dans l’Aisne, le 11 juin 1915.

Sa fiche matricule est disponible ici et sa fiche mort pour la France est disponible ici.

La cérémonie du 12 novembre au LFM

Une semaine déjà… Le temps de se remettre de toutes ces belles émotions.

Ce sont tout d’abord 6 mois de travail avec tant d acteurs : les anciens 2nde7, les 2nde3 de cette année, le soutien de l administration, du service de communication. L idée était de prolonger la cérémonie de la veille, celle du centenaire se déroulant à l’Ambassade et de rendre officiellement hommage à nos 40 poilus.

Le théâtre se remplit peu à peu : élèves de CM2 accompagnés de leurs enseignants, les anciens 2nde7 et leurs parents, les 2nde 3 et leurs parents, des élèves de 1ère de la classe d allemand de Mme Gallien. Et nous accueillons également une classe du Lycée allemand de Madrid accompagnés de leurs enseignants d’histoire et de français. Cette cérémonie se veut placée sous le signe de l’union, de la fraternité.

Mme Bouvier prend alors la parole et se réjouit d’annoncer ce grand événement au sein du LFM. Elle salue également entre autres la présence de Monsieur L’Ambassadeur et des représentants de l’armée. Puis, les lumières s’éteignent et des voix d’élèves allemands et français fusent. Les mots se répondent, qu’importe la langue, ils se révèlent touchants, percutants, poignants. Au-delà des frontières et des cultures, ils racontent la même souffrance, les mêmes horreurs, l’absurdité de la guerre. Les gestes, les corps prennent ensuite le relais sur la scène : étirés, tirés, arrachés, les membres s’agitent et mettent en lumière la souffrance des corps.

Puis c’est au tour des élèves de 2nde3 et de 9 élèves de 1ère. Dans un bruit feutré, tout de noir vêtus, ils prennent position sur la scène dans la pénombre. Ils sont 40. Ils nous offrent un kaléidoscope de voix : celle d un poilu, d’un frère, d’un père, d’une mère, d’une sœur. 40 voix qui égrènent tour à tour le nom de leur soldat ainsi qu’une courte biographie avec l’âge au moment du décès. Quand c’est possible. Le poilu, Pierre Hauser, reste une énigme, malgré toutes nos recherches. Puis, les élèves déposent une bougie au sol, symbole de ces 40 vies fauchées si brutalement.

 

Les projecteurs se rallument, et c’est l’heure de féliciter les 59 élèves participant au projet Patrimoine en leur remettant le Prix de l’éducation citoyenne. M.Berthelot, président de l’Ordre du mérite, est fier de remettre ces diplômes et cette plaque aux 2 enseignants, M.Estrade et Mme Fernandez Blanco.

Mme Tanus, professeur de musique, clôture la cérémonie par deux chants, en allemand et en français. 70 voix qui vibrent à l’unisson, fiers d’apporter leur touche à ce grand moment.

Les CM2 à l honneur

Du 5 au 8 novembre, les allées du LFM ont été témoins d un étrange ballet : des groupes d élèves du CM2 allaient et venaient puis se postaient devant la plaque commémorative du lycée.

Un binôme d élèves de 2nde les attendaient. Nos jeunes enseignants en herbe se sont creusés les méninges pour ces rencontres : QCM, mots croisés, soupe de lettres. Pas question de décevoir leur public!

Les primaires se prennent au jeu, installés sur les marchés et relèvent le défi avec brio. Nos lycéens quant à eux découvrent les subtilités du métier d enseignant : capter durablement l attention du public, trouver un rythme et le maintenir, répondre aux questions des passionnés. Une expérience très enrichissante, pour tous.