BOUHIER Camille (1889-1918)

BOUHIER Camille Etienne  (17/12/1889 – 18/08/1918)

Ingénieur chimiste, Camille BOUHIER a comme ses trois frères participait au conflit dès 1914. Ayant effectué son service militaire dans l’artillerie, il est versé au 37eme régiment d’artillerie, puis au 48eme R.A.C en 1917. Officier,  il meurt à la fin du conflit en août 1918 à Carlepont.

Les sources

Les sources communes sont les plaques du lycée et du consulat, le livre d’or du consulat de 1935, le livre d’or de la société de bienfaisance de 1919, les articles de presse espagnole de la fin de la guerre en 1918  et de l’inauguration de la plaque en 1919, le registre d’immatriculation du consulat, les bulletins de la société de bienfaisance, les bulletins de la Chambre de commerce

Pour ce soldat, les sources spécifiques sont :

L’identification de Camille Bouhier est assurée par immatriculation militaire qui indique que sa résidence est à Madrid. La correspondance entre son employeur et son père après son décès le prouve aussi.

Biographie

avant 1884: mariage des parents Léonie Stéphanie Léger et Jean Bouhier. Famille bourgeoise, cultivée, et connue dans la région de Beaune.

1884:  Naissance d’une première fille, Marie Stéphanie, qui meurt à l’âge de 3 ans.

1885:  Naissance de Jean Louis Emile, qui a fait la guerre et a survécu.

1888: Naissance d’Alfred Théodore, qui a fait la guerre et a survécu.

17 décembre 1889 : naissance de Camille Bouhier, à Gilly-les-Citeaux

1891: Naissance de Lazare Marie, qui a fait la guerre et a survécu.

Camille travaillait en tant que chimiste puis ingénieur agronome.

1909   Camille est recruté pour son service militaire. D’après le RM, le soldat a les cheveux châtains et épais, avec les yeux châtains. Son nez est droit, sa bouche de taille moyenne avec un visage triangulaire et il mesure 1m78 et son niveau d’études est de 3 : il sait lire, écrire et compter.

1910-1912: il réalise son service militaire jusqu’à l’âge de 22 ans (25 septembre 1912: Fin  du service militaire)

10 Octobre 1910: Bouhier s’incorpore dans le 48ème régiment d’artillerie de campagne, qui est une formation de soldats qui se chargent de lancer l’utilisation de nouvelles armes comme par exemple des canons, des mortiers, puis des mitrailleuses et il s’occupe des munitions. Plus tard, il arrive au corps. Ensuite, il canonise dans la 2ème classe.  

1912: Il est à Madrid

2 aout 1914: Appelé à l’activité, mobilisation générale

3 aout 1914: arrive au corps, dans le 48 régiment d’artillerie

5 juin 1915: Camille est brigadier dans le 37eme régiment d’artillerie

24 septembre 1915: Il devient Maréchal des Logis

1er mai 1917: Camille est dorénavant sous-lieutenant d’artillerie des réserves

26 avril 1817: Repasse au 48eme régiment d’artillerie

18 août 1918: Le 48ème régiment est appelé pour prendre une part directe à l’offensive finale qui aboutira à l’armistice. La fin de la guerre est proche, mais Camille ne sait pas encore qu’il ne goûtera jamais à cette victoire. Le régiment de notre soldat reçoit donc l’ordre d’appuyer une attaque de division, pour affaiblir l’ennemi. Cette opération doit se faire en 2 phases :

  • Amener le régiment d infanterie face à la position principale de résistance ennemie
  • Exécuter ultérieurement une attaque en profondeur

Malheureusement tout ne va pas se passer comme prévu. Les adversaires se défendent avec férocité, l’opération déjà délicate s’annonce compliquée.

Camille continue tout de même d’avancer, et fait partie de la première vague d’attaque. Il est de plus en plus exposé au tir de la résistance. Camille Bouhier reçoit une balle au niveau de front. C’est la fin.  Le sous-lieutenant est tué à Carlepont en Oise, lors de la bataille à la Brouette Billard. Il avait seulement 28 ans.

Bouhier Camille est donc mort sur le champ de bataille et a été cité dans un journal!  Citation des extraits du Journal des Marches et des Opérations (JMO):    “ D’après les renseignements de l’infanterie l’objectif est atteint à droite, pas atteint à gauche. La trace de la ligne de barrage imposé au groupe et néanmoins celle devant l’objectif normal 21h.” “Tués: Bouhier”

Après la mort: Camille est enterré à Beaune, sa tombe est encore présente.

1918: On sait de plus, qu’une fois sa mort connue, le père de Camille BOUHIER a pris contact avec le Consulat pour récupérer les affaires de son fils.

 Il sollicite cette aide car, comme il l’écrit, il ne connaît personne à Madrid. Le Consulat enquête et la Sociedad General de Industria y Comercio qui employait Camille Bouhier avant la guerre répond ainsi : « Le solde de son compte chez nous est de 8.142,63 pesetas que nous tenons à votre disposition, ainsi que les effets suivants : 1 veste / 5 gilets /1 pantalon /19 faux-cols en fil /9 paires de machettes / 4 faux cols en reps /4 cravates /8 mouchoirs /8 manches tricot /1 chemisette laine /1 casquette /1 brosse à rasoir / 1 rasoir /1 brosse à dents / 1 crochet à souliers /4 cartes postales écrites / 1 acte de naissance / 6 lettres écrites / 4 portraits et photographies / 5 diplômes / 1 cuir à repasser / 1 brosse à chapeaux / 24 livres / 26 cahiers manuscrits»

Il est fort peu probable que des traces de ces objets existent encore, mais sait-on jamais? Il faudrait pour cela retrouver des descendants.

Ses frères ont tous participé à la Grande guerre et sont connus sous le nom de : Jean Louis Émile Bouhier (1885-1962),  Alfred Théodore Bouhier (1888-1936),  Lazare Marie Bouhier (1891- 1971) 

Ces derniers étant pour certains mariés, Camille Bouhier a 3 belles-soeurs qui sont :

  • -Rose Marie Louise Tourneaux (1888-1956) femme de Jean Louis,
  • -Marie Roze (1894), femme d’Alfred 
  • -Marie Rosalie Clémentine Deschamp (1893), femme de Lazare.

Il a au total 7 neveux qui sont :

  • Étienne Jean Camille (1924) et Andrée Marguerite Léonie (1913) (fils du mariage de Jean Louis)
  • Jean Camille et Anne Marie Léonie Josèphe, (fils du mariage d’Alfred Théodore)
  • Camille Pierre Jean-Baptiste, Julien Marie Clément et Marie Rose Léonie Juliette, (fils du mariage de Lazare Marie)

Qui eux même se sont mariés:

  • Madeleine Boursot avec Étienne (2 enfants : Yves Jean Louis Bouhier et Alain Bouhier. )
  • Arsène Jacques Serpillon avec Andrée en 1940 à Ruffey.

 

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