Les sépultures des Poilus

L’une des ambitions du projet est de rendre hommage sur place en France aux poilus de Madrid dont nous retrouvons des traces. Les corps sont parfois pulvérisés par l’artillerie, enterrés puis oubliés quelque part sur le front, impossibles à identifier. Les restes sont alors regroupés dans des ossuaires. D’autres ont droit à une tombe provisoire, puis à un emplacement dans une nécropole nationale ou le cimetière communal. C’est à cette recherche que nous nous livrons pour les 40 poilus de notre plaque commémorative et pour les  17 noms de poilus ne figurent pas sur la plaque commémorative actuelle.

BACQUIE Alphonse (1893-1915). Déclaré tué à l’ennemi. Décédé dans la commune de Massiges. Pas d’information sur le corps.

BARTHES Pierre Edouard Alfred Joseph (et non pas Jules) ( 1887 -1915). Décédé à l’hôpital à Bordeaux de la tuberculose, avant même d’être incorporé. On ne sait pas ce qu’est devenue sa dépouille.

photoBAYCE Pierre (1883-1915). Tué à l’ennemi et inhumé dans la nécropole nationale de Saint-Thomas-en-Argonne,  Tombe 61. C’est un des objectifs de notre voyage en juin 2019.

 

 

BATISTE Gaston (1880-1915). Décédé à Bois-le-Prêtre  dans la commune de Montauville, en Meurthe-et-Moselle. Dans l’acte de décès, deux témoins se sont assurés du décès. Nous ne savons pas ce qu’il est advenu de son corps.

BINOIS Edouard (1883-1914). Inhumé dans le cimetière militaire provisoire de Roucy. Le moteur de recherche de la ville de Meudon a permis de retrouver sa tombe : Edouard BINOIS (inconnue – 19/09/1914) CIMETIERE DES LONGS-REAGES à Meudon Emplacement : Division N, Section 0 – Tombe 1934.  

BLANC Louis (1893-1914). Tué à l’ennemi. Lieu de sépulture:  nécropole nationale Saint-Quentin (Aisne).  Numéro de la sépulture 337. 

BONHOURE Antoine  (1872-1917). Tué à l’ennemi. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps. Des membres de la famille BONHOURE sont enterrés à Aurillac.

tombe
Photographie de la Tombe de Camille BOUHIER

BOUHIER Camille (1889-1918).  Son corps a été récupéré par la famille qui a aussi demandé la réexpédition des effets personnels de Camille restés à Madrid. Il est enterré dans le carré militaire du cimetière de Beaune. On a trouvé une photographie de sa tombe

BOURGINEAU Fernand (1889-1915). Décédé au Pont des Anglais – Soissons, 02200, Aisne, Picardie, FRANCE et inhumé à la nécropole nationale Soupir 2. Tombe individuelle 1639.

CALVET Alexandre (1881-1916). Tué à l’ennemi. Pas d’information sur le corps.

CAMURAT Raymond (1894-1915). Décédé à l’hôpital mixte de Commercy, dans la Meuse. On ne sait pas où a été enterré son corps.

 CAPDECOMME Etienne (1894-1918). Décédé à Biarritz après l’armistice, dans les Pyrénées Atlantiques. On ne sait pas où a été enterré son corps.

CLAUDE André (1898-1918). Le corps fut récupéré par son père Gaston qui se rendit sur la ligne de front pour déterrer le corps de son fils. Il fut finalement inhumé au cimetière de Saint-Jean de Luz. Il repose à ses côtés ses parents et ses soeurs. (Source : cimetiere-de-france.fr) Sa nièce Dominique BOURDIL a retracé l’histoire de  ce corps.

COMMENGE Henri (1884-1915). Son corps est enterré dans la nécropole nationale La Poterosse, de Sénones dans les Vosges. Sa tombe porte le numéro 5.Source : montmaur.voila.net

 CREHANGE Albert  (1896-1918). Déclaré tué à l’ennemi dans la Marne, près de Trincourt. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

DEBRION Henri (1883-1917). Il est mort dans la plus grande catastrophe ferroviaire que la France ait connue, le 12 décembre 1917, avec le déraillement d’un train de permissionnaires revenant du front italien, à Saint-Michel de Maurienne. On peut imaginer que son corps fut enterré, avec les 424 autres corps retrouvés,  dans les fosses communes sous l’ossuaire, puis transféré en 1961 dans la nécropole nationale de la Doua à Villeurbanne. Il ne fait pas partie des corps identifiés dans la nécropole. Sur les 425 morts de cet accident, 148 corps furent identifiés, 277 dépouilles restèrent anonymes.

DEMICHEAUX Hippolyte (1887-1914). Déclaré tué à l’ennemi. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

DRANSART Joseph Paul Louis (1888-1916). Tué à l’ennemi au cours de la bataille de Verdun. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

DUFAU Georges (1881-1914). Déclaré tué à l’ennemi. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

DUMAS Henri (1894-1915). Tué à l’ennemi en 1915 dans la Marne. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

ESCARGUEL Paul Baptiste (1882-1918).  Pas d’information sur le corps. Mais il est décédé à la fin de la guerre, des suites d’une maladie contractée en service. Il est fort possible que ce corps ait été récupéré par la famille et enterré dans la commune familiale.

ESTHERN Joseph  (1891 – 1914). Il est enterré sous le nom d’ESTHER Marie à la nécropole du soupir 2, dans la tombe individuelle nº1196.

FABRE Ernest (1887-1915). Disparu dans les combats de Souain dans la Marne. Il est déclaré “tué à l’ennemi” par un jugement de 1921.

FONROUGE Firmin (1894-1915).  Tué à l’ennemi en Alsace. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

GRELOT Eugène (1881-1914). Tué à l’ennemi dans la Meuse. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

GUILLERMIN Georges  (1888-1916). Il est décédé le 24 septembre 1916 dans la forêt de Parroy touché par un éclat d’obus. L’historique de son régiment, le 15e régiment de chasseurs, indique que son corps fut inhumé au cimetière de Croismare en bordure de la forêt. On ne sait pas si cette tombe existe encore.

HAURILLON Charles (1886-1917). Décédé dans  l’hôpital militaire 57 à Toulouse. Son corps n’est pas dans une nécropole nationale. Il a peut-être été récupéré par la famille après la guerre. 

HAUSER Pierre. Nous n’avons pas encore réussi à identifier ce soldat de la plaque

IZOULET  Jean Marie (1880-1914). Mort des suites de ses blessures, nous n’avons pas trouvé trace de son corps.

LABANDEHORE Eusèbe (1891-1914). Pas d’information sur le corps. Il est déclaré disparu.

LABAYRADE Henri (1894-1916). Tué à l’ennemi à Douaumont, lors de la bataille de Verdun. Pas d’information sur le corps.

LACROIX Baptiste (1883-1918).  Mort des suite de ses blessures, dans la région de Mortemer dans l’Oise. Son corps se trouve dans la nécropole nationale de Méry-la-Bataille, dans la tombe individuelle 430.

LAFARGE Antoine  (1883-1916). A été porté disparu en 1916 à Verdun et n’a été déclaré mort qu’en 1921. Aucune information sur le corps. Par contre, nous avons trouvé 3 plaques commémoratives où on le retrouve: celle de Madrid, celle de l’Église d’Ally et celle du monuments des morts pour la France d’Ally.

LAGARDE Marius (1888-1916). Tué à l’ennemi dans la Somme. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

LAPARRA Antoine (1893-1915). Pas d’information sur le corps.  Il est déclaré disparu au combat, dans le Pas-de-Calais.

LAUDOUZE Alfred  (1897-1917). Disparu dans la Marne, il est déclaré mort, tué à l’ennemi par un jugement de 1922. On ne sait pas ce qu’est devenu son corps.

LAURENT Ernest (1887-1916). Déclaré tué à l’ennemi pendant la bataille de Verdun. On ne sait pas ce qu’est devenu son corps.

LEGRAND Henri Édouard Joseph (1888-1914) Déclaré tué à l’ennemi à Craonne dans l’Aisne. Une tombe individuelle à son nom se trouve maintenant dans la nécropole de

MARAVAL Paul (1891-1916). Tué à l’ennemi sur la côte 304 dans l’Argonne. On ne sait pas ce qu’est devenu son corps.

photoMOLERES Jean (1890-1916). Tué à l’ennemi pendant la bataille de Verdun. Une stèle à Fleury-devant-Douaumont rappelle sa mort et celle de deux de ses camarades le 24 mai 1916.

MOMBRUN Joseph Pierre (1895-1917). Pas d’information sur son corps. Son avion a été abattu en Macédoine. Il a sans doute été enterré sur place.

MORIN DE LA PILLIERE Henri (1883-1915).  Pas d’information sur le corps. Il est mort suite à des blessures de guerre á Villers-Châtel, dans le Pas de Calais. Son corps a peut-être été récupéré par la famille.

NERON Alexandre (1892-1915). Décédé des suites de blessures de guerre à Frévin-Capelle dans le Pas de Calais. Est enterré á 

NICOT Henri (1886-1914). Sa fiche mort pour la France indiquait comme information « Tué à l’ennemi. Disparu ». Nous avons au Père Lachaise identifié sa tombe. Un grand moment d’émotion, car les inscriptions ne sont plus lisibles.

PARIS Franc (1897-1915). Tué à l’ennemi dans la Marne. Il est enterré dans le Carré militaire du cimetière communal du village de Hans, dans la Marne (Tombe numéro 2). Nous savions par des informations de la famille Paris et par des relévés du cimetière que la tombe de Franc Paris existait dans ce petit cimetière communal. Nous y avons fait étape lors du voyage de juin 2018. La plaque sur la tombe est très abimée et les écritures sont peu lisibles. L’inscription précise qu’ici repose le corps de Franc Paris. On a rendu aussi hommage à son frère aîné Roger, mort quelques semaines auparavant, et dont le corps ne faut jamais retrouvé.

La plaque sur la tombe de Franc PARIS

PARIS Roger (1889-1914). Enterré sur la ligne de front. La tombe et le corps de Roger ne furent jamais retrouvés, malgré les efforts de sa femme et de ses frères.

PARIS Louis (1876-1915 ). Pas d’information sur le corps. Il est déclaré mort des suites de ses blessures de guerre, à la ferme de Beauséjour dans la Marne.  On ne sait pas ce qu’est devenu son corps.

PUECHALDOU Albert Cernin (1890-1914). Déclaré tué à l’ennemi à Fontenoy dans l’Aisne. Pas d’information sur le corps.

Miguel devant la tombe de Léon Roussel

ROUSSEL Léon (1872-1916). Blessé le 7 mars lors d’une riposte allemande à la contre-attaque français. Son bataillon est décimé. Il décède 4 jours plus tard dans l’ambulance 2/21, dans la caserne de Bevaux. Son corps se trouve aujourd’hui dans la  Nécropole Nationale ‘BÉVAUX‘ tombe individuelle 2227. Nous avons organisé une cérémonie d’hommage sur sa tombe lors de notre voyage en juin 2018.

ROUSSELOT Aymard (1880-1914). Pas d’information sur le corps. Il est décédé suite à ses blessures de guerre, dans l’Oise d’après sa fiche Mort pour la France. Sa fiche signalétique signale seulement son décès, sans cause. On ne sait pas ce qui est advenu du corps. Ses descendants, rencontrés en avril 2019 ne le savent pas non plus. 

SAUNIER Georges(1880-1914). Décédé suite à des blessures, son corps fut identifié, puis après la guerre  enterré dans la nécropole nationale Friscati en Meurthe et Moselle Tombe 223.

SOUFFAY François (1878-1916). Décédé d’une maladie contactée en activité en Allemagne.Il est enterré à

SUPIOT Albert Joseph Victor (1877-1916). Tué à l’ennemi pendant la bataille de Verdun. On sait par sa famille, en particulier son petit fils qui a reconstitué la biographie de son grand père, que son corps ne fut pas récupéré.

SUSS Marcel (1888-1914). Sa tombe comporte son portrait en vitrail. « Les vitraux patriotiques sont assez courants dans les lieux de cultes proches des lieux de bataille ; beaucoup plus rarement présents dans les cimetières et tombes individuelles.Celui-ci,(…) dans un tombeau du cimetière du Montparnasse, sur un fond allégorique, « Gloire et Patrie », représente le défunt Marcel SUSS et il est de toute beauté ! »(Source : www.landrucimetieres.fr). Nous avons eu la chance de pouvoir organiser une cérémonie sur la tombe de Marcel Süss au cimetière Montparnasse en présence de sa nièce. Un très beau moment.

THERS Jean (1891-1915). Décédé des suites de blessures reçues au combat. Il est enterré dans l’Aisne, à Glennes (02) dans la nécropole du Soupir 1

VICH Enrique (1889-1915). Déclaré tué à l’ennemi dans les tranchées de Craonne. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

VIDAL Jean Marie Edouard  (1894-1916). Déclaré tué à l’ennemi dans la Somme, au combat du Bois triangulaire. On ne sait pas ce qui est advenu de son corps.

Publicités