Anecdotes sur le voyage

1 – Baptême de l’air pour Julie : premier vol en avion en ce 10 juin. Un défi relevé avec le sourire.

2 – petite devinette : vous venez d’arriver devant le centre d’hébergement à Paris. Mais, c’est la Pentecôte. Il est fermé jusqu’à 16h… 3 heures d’attente en perspective avec … 34 valises sur les bras. Que faire? C’est simple, un mikado de valises multicolores et un gardien très impressionnant : M. Estrade. Pas question d’aller lui chatouiller les moustaches.

3 – La stratégie estradienne, vous connaissez?

Prenez une troupe de 31 adolescents nonchalants,

Faites les patauger dans la boue,

Le rythme est trop lent?

Qu’à cela ne tienne, M.Estrade brandit une limace vers eux, et les voilà qui volent …

4 – La boucle est bouclée :

Clara López et Carla Rosario ont fait leurs recherches sur Jean Moleres. Le jeudi 13 juin, dans la forêt proche du Fort de Douaumont, nous avons retrouvé sa tombe au pied d’une marmite encore impressionnante, malgré le temps écoulé.

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Nécropole de St Thomas en Argonne

Sous un ciel bleu, chargé de lourds nuages qui défilent, nous entrons dans la nécropole. Le gazouillis des oiseaux nous accueillent dans un écrin de verdure. Le silence règne. Un silence feutré et presque apaisant …

Des rangées de tombes hérissent les pelouses. Tant de noms d hommes jeunes, tant de vie fauchées brutalement, et tant de souffrances des proches face au deuil.

Les plus chanceux ont une tombe. Pour d’autres, dont seuls quelques os sont retrouvés, ils finissent dans les ossuaires.

C’est l’occasion pour nous de rendre notre premier hommage. Il s’agit de M. Pierre Barthélemy BAYCE, tombe 61.

C’est Nicolas Isla qui laisse un mot sur le livre d’or de la nécropole, en hommage à son poilu.

À la découverte de la BnF

Nos élèves connaissent déjà le site Gallica de la BnF. Plus d’une fois, ils l’ont consulté pour trouver des articles rendant hommage à nos poilus, tués au front.

L’heure est venue d’arpenter les majestueux couloirs du savoir. Le premier contact est déconcertant : une montagne en béton brut, des formes géométriques quasi staliniennes qui entourent un puits de verdure. Assez froid comme premier accueil.

Cependant, grâce à notre guide nous nous familiarisons avec les secrets de l’un des quatre édifices, Tolbiac.

L’architecte M.Perrault a misé sur un espace totalement ouvert, avec des hauteurs de plafond presque vertigineuses. Les matériaux utilisés comme le treillage métallique aux murs ou au sol atténuent les bruits. Une ambiance feutrée règne.

Les moquettes rouges égaient les longs couloirs et étouffent le bruit des pas. L’heure est à l’étude pour les futurs bacheliers présents, à la lecture et aux recherches.

Nous avons ensuite l’opportunité de découvrir les coulisses de cette bibliothèque. Des rails métalliques acheminent en permanence les livres demandés par les utilisateurs. Un ballet de caisses bleues fascinant.

L’heure est venue de quitter ce monde du savoir. Certains de nos élèves se voyant déjà y revenir dans un futur proche, pour leurs études.

En route pour Verdun

Le grand jour est arrivé!

Après 9 mois de travail, il est temps pour nos élèves de 2nde3 de partir à la découverte des principaux lieux de la Grande Guerre.

Rendez-vous est donné au T1. C’est dans la bonne humeur que nous embarquons. Tout se déroule à merveille : l’avion puis le bus et nous voilà à Paris. Une petite pause casse-croûte et en route vers le cimetière du Père Lachaise.

Les élèves découvrent, étonnés, un cimetière aux caveaux surprenants, parfois somptueux, chargés d histoires. Nous déambulons avec plaisir dans les allées et partons à la rencontre de tombes illustres : La Fontaine et Molière, dont les tombes se tiennent côte à côte, ou encore Georges Melies, Apollinaire.

Nous terminons par celle de l’un de nos soldats, Henri Nicot.

À la sortie, nous découvrons le monument aux morts avec 94 415 noms de Parisiens tués au front.

Devant cette interminable liste de noms, l’émotion est palpable. Puis, nos historiens en herbe se mettent en quête de leurs poilus ou ancêtres. C’est ainsi que deux élèves, Lucia Bueno et Alexandre Brague retrouvent notamment un arrière-arrière-grand-père.

En route pour Verdun

Le grand jour est arrivé!

Après 9 mois de travail, il est temps pour nos élèves de 2nde3 de partir à la découverte des principaux lieux de la Grande Guerre.

Rendez-vous est donné au T1. C’est dans la bonne humeur que nous embarquons. Tout se déroule à merveille : l’avion puis le bus et nous voilà à Paris. Une petite pause casse-croûte et en route vers le cimetière du Père Lachaise.

Les élèves découvrent, étonnés, un cimetière aux caveaux surprenants, parfois somptueux, chargés d histoires. Nous déambulons avec plaisir dans les allées et partons à la rencontre de tombes illustres : La Fontaine et Molière, dont les tombes se tiennent côte à côte, ou encore Georges Melies, Apollinaire.

Nous terminons par celle de l’un de nos soldats, Henri Nicot.

À la sortie, nous découvrons le monument aux morts avec 94 415 noms de Parisiens tués au front.

Devant cette interminable liste de noms, l’émotion est palpable. Puis, nos historiens en herbe se mettent en quête de leurs poilus ou ancêtres. C’est ainsi que deux élèves, Lucia Bueno et Alexandre Brague retrouvent notamment un arrière-arrière-grand-père.

Les marraines de guerre

Cette journée au CDI du Collège a été particulièrement intéressant. Mon atelier, qui consistait à exposer les lettres de nos poilus et à en écrire a permis aux gens en même temps d’apprendre et de lire mais aussi d’écrire et se plonger dans le contexte du courrier pendant la guerre. Les visiteurs ont été touchés par la richesse de la langue qu’utilisaient les poilus à l’époque. C’était très touchant puisque toutes les générations ont participé à cet atelier. Certains d’entre eux ont même accepté d’écrire des lettres en se faisant passer pour un ami, un frère, un membre de la famille ou bien encore une marraine de guerre.

Les marraines de guerre étaient des femmes. Elles jouaient un rôle essentiel, elles étaient chargées de remonter le moral des soldats. Certaines espéraient même les retrouver après la guerre. Plus de 50 personnes sont entrées dans cette salle, à côté du patio andalou et ont profité du travail qu’on a accompli pendant ces 2 années de recherches.

J’étais fier, nous étions fiers d’avoir accompli ce devoir de mémoire. Ainsi, 57 soldats ont retrouvé une identité, bien qu’étant sûrement encore dans les tranchées, à lutter contre l’anonymat, l’oubli. Une petite voix me disait qu’ils savaient certainement ce que nous faisions. J’en suis  même persuadé. Ces hommes devaient se dire “Mais non, ce n’est pas là que je suis mort” ou bien encore “Mais comment n’arrivent-t-ils pas à trouver les membres de ma famille?”. Pour eux, cela paraît bien simple, pour nous, c’est comme retrouver une aiguille dans une botte de foin. Mais, la journée s’est bien déroulée. Il faisait beau et les gens étaient heureux et émus en même temps.

Aloïs Mottard 2.3

LA JOURNÉE DU 11 MAI

la journée du 11 mai était très surprenante. La question était de savoir, si nous aurions beaucoup de visiteurs.

J’étais assise à la réception avec quelques compagnons quand on s’est rendu compte que peu à peu beaucoup de gens arrivaient. On étaient fiers de nous-mêmes quand on a vu des enfants découvrant les activités créées pour les divertir, les adultes réfléchir sur les vies de nos soldats et tous les invités commenter notre travail. Au cours de la journée, sous le merveilleux soleil, j’ai pu observer les gens et voir leur plaisir grandir au fur et à mesure qu’ils découvraient l’exposition.

J’ai rencontré de nombreux parents. Certains étaient éblouis par notre travail, d’autres éprouvaient de la peine face à l’atroce vie de nos soldats, tandis que d’autres se contentaient de rester silencieux. Difficile de vraiment savoir ce qu’ils pensaient. Mais, une chose est sûre. Chaque fois, qu’ils allaient maintenant passer sous le préau du lycée français de Madrid, ils se rappelleront de ce grand jour où on a redonné, avec fierté, une identité à nos soldats de la plaque.