Comment retrouver l’identité d’un poilu?

Les fiches « Mort pour la France » établies après la guerre par chaque régiment. Elles ont été numérisées et ont été mises en ligne sur le site « Mémoires des Hommes ».

Dans le cas ci-contre, la recherche a permis d’identifier un seul Alphonse BAQUIE, qui plus est, né à MADRID. On peut remarquer que l’orthographe du nom n’est pas le même que celui de la plaque. Grâce aux informations fournies par ce document, il est possible de rechercher 3 autres documents : l’acte de naissance, l’acte de décès et l’état signalétique des services, connu aussi comme le registre matricule d’un soldat, grâce aux indications de classe d’âge et le numéro de matricule.

Ce document confirme la naissance et la résidence à Madrid d’Alphonse BAQUIE

Cette fiche d’immatriculation militaire est une source très riche d’information : elle indique la date et le lieu de naissance, la profession à l’âge de 20 ans, les noms et résidence des parents, la description physique du jeune homme, ses derniers lieux de résidence, et le parcours militaire, jusqu’au décès dans le conflit, les types de décorations, les blessures, les citations.
On peut ainsi confronter les informations et vérifier leur cohérence.
Les registres sont consultables sur les sites en ligne des Archives départementales, qui à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, ont peu à peu numérisés l’ensemble des registres. Un projet nommé « Grand Mémorial » fonctionne désormais comme un portail unique qui sert aussi bien d’interface vers le site Mémoire des hommes que vers les différents sites d’archives départementales.

Les actes d’état civil, de naissance et de décès permettent d’attester l’identité des poilus. Ils sont généralement consultables en ligne pour les actes de plus de 100, mais dans de nombreux cas, tous les registres n’ont pas été numérisés. La palme revient incontestablement aux Archives du Cantal. Une vraie chance pour nos recherches puisque la majorité de nos poilus est originaire de ce département, Les mentions de lieu de naissance ou de résidence sont autant de preuves supplémentaires en lien avec Madrid

L’acte de naissance du poilu Charles HAURILLON
L’acte de décès du poilu Henri COMMENGE

L‘immatriculation au Consulat de Madrid permet également d’attester de la présence d’un poilu ou de sa famille à Madrid. On apprend ici la date d’immatriculation au consulat, la date et le lieu de naissance de la personne immatriculée, sa profession, sa résidence à Madrid et éventuellement la composition de la famille. Les registres sont conservés aux archives diplomatiques de Nantes. Un registre contient les immatriculations antérieures à 1906, les autres celles réalisées entre 1906 et 1917. Tous les Français ne s’inscrivaient pas sur le registre du consulat, mais on peut retrouver une dizaine d’entre eux avec mention de leur profession et de leur adresse à Madrid à cette date. Ces déclarations portent la signature des inscrits.

  • 1882, 18 janvier, MOMBRUN Alexandre René Annet, employé de banque, père de notre poilu Joseph
  • 1883, 11 janvier, CALVET Jean, boulanger, père de notre poilu. 4 enfants à cette date, dont notre poilu Pierre Alexandre
  • 1884, 12 mars, Adolphe AUCOUTURIER, futur beau père de Georges SAUNIER et de Henri NICOT
  • 1889, 21 août, Fernad Joseph CREHANGE, père d’Albert CREHANGE
  • 1890, 27 novembre, LAPARRA Jean, commerçant, père de notre poilu Antoine, et sa femme Henriette AIGUEPERSE
  • 1898, 8 juillet, Amable BERCOT, modiste, future épouse du père d‘Henri MORIN DE LA PILLIERE
  • 1903, 20 juillet, Jean ESTHERN, mariè à Encarnacion Gonzalez, frère de Joseph ESTHERN
  • 1903, IZOULET Jean, fils de Baptiste, marchand
  • 1905, 16 février, ROUSSEL Léon Marie, Ingénieur agronome. Notre poilu.
  • 1906, 8 octobre, BAYCE Barthélémy Hilaire Pierre, employé de commerce
  • 1906, 30 octobre, MORIN DE LA PILLIERE Eugène Henri, négociant, père de notre poilu Henri
  • 1908, 26 décembre,  PARIS François Louis, caoutchoutier, notre poilu
  • 1909, 9 mars, HAURILLON Charles, Contrôleur aux Wagons Lits
  • 1910, 18 mars, FONROUGE Casimir
  • 1913, 14 avril, CAMURAT Antoine, père de notre poilu Raymond. Signe le fils aîné
  • 1913, 13 mai, DRANSARD Joseph
  • 1913, 31 octobre, BINOIS Edouard Eloy, représentant de commerce. Notre poilu.
  • 1913, 22 novembre, PARIS Pierre, Directeur Institut Français. 1 fils. Père de deux de nos poilus Roger PARIS et Franc PARIS
  • 1913, 7 juillet, SUPIOT Albert Joseph Victor, représentant de commerce. 3 enfants.

D’autres documents présents dans les cartons d’archives du consulat de Madrid, consultables aux Archives diplomatiques de Nantes, permettent d’attester également de la présence de certains des poilus de la plaque à Madrid :

  • des listes d’attestation de remise des diplômes « Mort pour la France » à des familles
  • des compte-rendus de visites médicales de conscrits
  • des avis de recherches pendant la Grande Guerre
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Qui sont les poilus de Madrid oubliés par notre plaque?

Plusieurs sources permettent d’identifier des soldats, morts pour la France, dont le nom ne figure pas sur notre plaque commémorative. Ecartés faute d’être immatriculés au Consulat ? à cause de l’absence de famille sur place pour faire inscrire le nom sur la plaque? Faute de place sur les plaques? Volontairement pour punir une famille dont un des fils est insoumis? Le phénomène est courant dans des centaines de communes françaises.

Plusieurs sources permettent de retrouver les noms de ces soldats. Nous les avons nommés par des lettres.

SOURCE A : Des articles de périodiques espagnols rapportent le discours prononcé à l’Ambassade de France le 15 novembre 1918, qui énumère des morts pour la France. 26 noms identiques dans les 3 journaux, à quelques coquilles près : 21 sont communs avec les 40 de notre plaque, et 5 sont des noms qui ont été omis par notre plaque.

SOURCE B :Une liste dactylographiée datant de 1919 figure dans les archives du consulat. 13 noms de cette liste n’ont pas été retenus sur la plaque, notamment à cause de problème d’orthographe, mais aussi pour les raisons évoqués au début de l’article.

SOURCE C : la Chambre de commerce française de Madrid et la Société de Bienfaisance publient pendant la guerre un tableau d’honneur. Cette liste, actualisée à chaque numéro, identifie les morts, blessés, disparus, décorés parmi les Poilus de Madrid. En 1919, elle mentionne 15 soldats morts, dont nous ne retrouvons pas les noms sur notre plaque

SOURCE D : 1935. A la demande du gouvernement français, tous les consulats doivent rédiger un livre d’Or qui recense les soldats morts pour la France. Une correspondance a lieu entre le Consulat et l’UDACRE (l’Union des Anciens Combattants Résidents en Espagne) par la plume de son président Gaston CLAUDE, père de notre poilu André CLAUDE.

6 noms de poilus oubliés par la plaque apparaissent dans cette correspondance.

SOURCE E : Une copie du livre d’Or de 1935 existe dans les archives du Consulat. Cette liste comporte 52 noms : 39 soldats de la plaque (il manque Hippolyte DEMICHEAUX) et 13 autres poilus absents de la plaque. De très nombreux points d’interrogation émaillent ces tableaux. On remarque que la source précédente a été intégrée dans ce livre d’or.

La première liste du livre d’Or (1935)

SOURCE F : La Société française de bienfaisance, d’assistance mutuelle et d’enseignement de Madrid, à l’origine de la plaque, a produit un livre d’or, consultable dans les bureaux de l’Entraide française. Il comprend plusieurs sections, dont une liste des Morts pour la France pendant la première guerre mondiale. Elle comporte 56 noms,, suivis de plus ou moins d’informations. 39 noms sont communs avec la plaque commémorative. Il manque sans surprise Hippolyte DEMICHEAUX. 17 noms ne figurent pas sur la plaque.

Les soldats de la plaque sont identifiés avec des détails
Les soldats oubliés par la plaque sont généralement juste nommés

Comment fut établie la liste des poilus des plaques commémoratives à Madrid?

Trois feuilles trouvées dans les archives consulaires de Madrid déposées à Nantes permettent de comprendre comment fut établie la liste officielle des poilus de Madrid.

Les feuillets dactylographiés comportent plusieurs rajoutent, sans soute à des moments différents : des rajouts à l’encre noir, des interrogations ou rajout au crayon, une validation en bleu avec des croix ou un rejet avec points d’interrogation ou des ratures.
La première page comporte 18 noms dactylographiés et 2 noms rajoutés à la main. Les 18 premiers noms sont exactement cités dans le même ordre que les 18 premiers noms de la liste de morts égrénée, lors de la cérémonie organisée à l’Ambassade le 15 novembre 1918 pour célébrer l’armistice.
Les relecteurs de ce document corrige une faute de frappe sur NICOT, précise que Pierre BAYCE n’était pas professeur du Collège français, retient comme 14 soldats comme poilus de Madrid, en écarte 5, et en rajoute 2 : Georges GUILLERMIN et HAUSER. On obtient donc 16 noms retenus.

La deuxième page débute par les 8 derniers noms de la liste du discours du 15 novembre 1918 (d’Alexandre NERON à André CLAUDE), puis sont ajoutés 13 autres noms. Deux prénoms sont rajoutés, un soldat a son nom rajouté, alors que 4 noms sont raturés, dont celui de BOURGINEAU, présent à la page précédente. Au final, cette page retient 18 poilus.

La dernière page proposait une liste dactylographiée de 7 soldats disparus, Deux noms ont été rajoutés à la main : Antoine LAPARRA et Eusèbe LABANDEHORE. Des ratures, et un jeu de « f » bleu et et « e » rouge, retiennent finalement 5 poilus : Antoine LAFARGE, Ernest FABRE, Albert SUPIOT, Antoine LAPARRA et Eusèbe LABANDEHORE.

On comprend, à travers ce document, comment ont été finalement retenus les noms de 39 poilus, qui sont ceux que l’on retrouve sur les plaques de l’Eglise Saint-Louis et du Consulat.

Une fois encore, notre 40ème poilu, Hippolyte DEMICHEAUX n’apparaît pas dans ce document, et on comprend que son inscription sur la plaque du Collège français est donc une initiative de la Société Française de Bienfaisance qui est restée ignorée du Consulat de France.

Notre plaque fut-elle gravée en plusieurs étapes?

Essayons de comprendre la composition de la plaque du collegio frances qui contraste avec celle des plaques de l’Eglise Saint-Louis et du Consulat.

La plaque du lycée est en fait composée de deux plaques rectangulaires.

La plaque de gauche

La présence des deux dates de 1914 et 1918, en tête de chaque plaque, montrent que la gravure de ces deux plaques a eu lieu après que la Société de Bienfaisance a pris la décision de graver non pas une seule plaque, mais deux : une pour les anciens élèves et professeurs, l’autre pour les membres de la colonie française. On peut cependant supposer que la gravure a eu lieu en plusieurs étapes.

ETAPE 1 : les deux plaques prévues plus longues que nécessaire sont gravées simultanément de 29 noms

A gauche,sont classés par ordre alphabétique les morts liés au Collège français (qui est en train de devenir en 1919 Le Lycée français).  Les 3 professeurs sont cités, puis les 8 anciens élèves. Seule anomalie dans cet ordre alphabétique, qui se retrouve en fin de liste, LAPARRA Antoine sans doute parce qu’il est toujours considéré comme disparu (son décès officiel n’est déclaré qu’en 1921, deux ans après l’inauguration de la plaque)

A droite figure, en tête de la plaque, l’expression “colonie française” qui désigne la communauté française -certainement les Français liés aux membres souscripteurs de la Société de Bienfaisance-. Cette liste alphabétique de 18 poilus va de BACQUIE Alphonse à SAUNNIER Georges. On identifie une anomalie cependant, puisqu’ESCARGUEL est gravé avant CREHANGE. Erreur du sculpteur qui ne put la corriger ? C’est une hypothèse plausible.

La plaque de droite

Etape 2 : une nouvelle liste alphabétique est rajoutée

Une autre liste semble avoir été rajoutée à la plaque et court sur les deux plaques : elle respecte l’ordre alphabétique : elle comporte 3 noms á gauche de BOUHIER à HAURILLON et 6 noms à droite de HAUSER á SUPIOT. Ces noms ont pu être rajoutés à la demande de famille ou d’entreprises comme pourrait le montrer la mention retrouver sur un document d’archives qui indique un versement en pesetas pour l’inscription des poilus GUILLERMIN et HAUSER, travaillant tous deux dans la Compagnie Ingersoll.

Bas de la plaque de gauche
Bas de la plaque de droite

Un document non daté retrouvé dans un des cartons d’archives du consulat reproduit la liste de la colonie française sous la forme de deux listes alphabétiques successives. Ce document recopie la liste telle qu’elle a été gravée, puisqu’il comporte l’inversion Escarguel/Camurat, mais aussi orthographie le soldat SAUNNIER avec deux “N”. Il fut sans doute rédigé à la fin de cette étape 2 par un observateur de la plaque, avant l’ultime rajout de deux derniers noms de soldats. Ce document a probablement servi à établir la liste du consulat. En effet, on remarque que un des deux “N” du soldat SAUNNIER est barré. Et que sur la plaque de l’Eglise Saint Louis ou celle du consulat, le nom SAUNIER s’écrit avec un seul “N”.

Peut-on du coup supposer le nom du soldat HAUSER fut d’abord gravé sur la plaque du Collège sans prénom? Ce qui explique en partie nos difficultés à l’identifier.

Etape 3 : deux derniers noms sont ensuite rajoutés : Hippolyte DEMICHEAUX á gauche et Ernest FABRE á droite.

On sait que le soldat Ernest FABRE était comme Antoine LAPARRA toujours considéré comme disparu en 1919. Avec d’autres soldats d’ailleurs. L’officialisation de sa mort a dû parvenir à Madrid avant l’inauguration  de la plaque. Il est en tout cas le 39eme soldat de cette liste.

Le verso du document d’archives précédents comporte d’ailleurs le patronyme FABRE.  L’écriture est différente (en script et non en lettre cursive) et par conséquent postérieure à l’écriture du recto. Ce nom est accompagné de ceux de LABANDEHORE et de LAFARGE, autres soldats considérés comme disparus, mais déjà présents sur le recto du document (ce qui explique qu’ils ont été barrés après avoir été ajoutés)

Le soldat DEMICHEAUX fut le dernier à être retenu par la Société de Bienfaisance. Il est le 40eme soldat de la plaque, et ne figure pas sur la plaque de l’Eglise Saint-Louis inauguré le 18 juin 1919.

On peut en supposer que les noms de Demichaux et Fabre furent gravés quelques jours avant l’inauguration, probablement simultanément pour respecter un ordre alphabétique dans le sens de la lecture. Le prénom du soldat HAUSER fut-il rajouté à ce moment là?

1914
———————
COLLEGE
———————
PROFESSEURS
——————–
CAPDECOMME Etienne
COMMENGE Henri
MARAVAL Paul
———————
ANCIENS ELEVES
———————
BATISTE Gaston
BLANC Louis
CLAUDE André
CREHANGE Albert
MOMBRUN Joseph
THERS Jean
SUSS Marcel

LAPARRA Antoine
———————
COLONIE FRANCAISE
———————
BOUHIER Camille
GUILLERMIN Georges
HAURILLON Charles
DEMICHEAUX Hippolyte
1918
———————
COLONIE FRANCAISE
———————
BACQUIE Alphonse
BARTHES Jules
BAYCE Pierre
BINOIS Edouard
BOURGINEAU Fernand
CALVET Alexandre
ESCARGUEL Paul
CAMURAT Raymond
LABAYRADE Henri
LACROIX Baptiste
MORIN DE LA PILLIERE Henri
NERON Alexandre
NICOT Henri
PARIS Franc
PARIS Roger
ROUSSEL Léon
ROUSSELOT Aymard
SAUNNIER Georges

HAUSER Pierre
LABANDEHORE Eusebe
LAFARGE Antoine
LAURENT Ernest
PARIS Louis
SUPIOT Albert
FABRE Ernest

11 mai 2019 : C’est parti!

Les Poilus 2018!

Grosse journée de réunion et de prise de contact pour les professeurs encadrant du projet. Réunion de cadrage avec le matin avec notre proviseur-adjoint, M.MONTOYA responsable de la communication et des événements, Marion BARLAN. Notre journée Portes ouvertes autour des poilus de Madrid prend forme, c’est sûr!

Et puis dans la journée, par trois fois, nous retrouvons les élèves de l’an passé. Contactés par email, ils ont presque tous répondu à notre appel de venir participer après leurs cours à une première réunion de présentation. L’objectif : les inviter à devenir un des porteurs de projets lors de cette journée. C’est très touchant pour nous de les retrouver autrement, et de leur proposer de s’investir dans cette journée dont nous leur avions parlé il y a plus de 16 mois déjà.

La balle est désormais dans leur camp. Nous attendons leurs propositions avec impatience. Si vous aussi, vous avez envie de participer à cette journée, prenez contact avec nous!

Avis de recherche : Jean-Marie Edouard VIDAL (1894-1916)


Né à Sainte-Eulalie (Cantal) le 8 septembre 1894, Edouard Vidal était un soldat de 2ème classe. Il appartenait au 121ème régiment d’infanterie. Il était drapier à Navalcarnero. Il est mort dans la bataille du bois triangulaire, le 6 septembre  1916.

VIDAL Antonin – (1863 – / – )
( – ) TIBLE Josephine Delphine – (16/9/1865 – Sainte-Eulalie / – )
|__VIDAL Mary Francois Paul – (2/3/1891 – Drignac / 8/3/1968 – Sainte-Eulalie)
| (18/11/1919 – Drugeac) GAILLARD Anne Antoinette – (1890 – Fontanges / – )
| |__VIDAL Jean Antonin – (19/9/1920 – Drugeac / 6/8/1976 – Sainte-Eulalie)
| | ( – ) VANTAL Marcelle Marinette Alexandrine – ( – / – )
| |__VIDAL Madeleine Marie Josephine Charlotte – (22/3/1925 – Chaussenac / 27/4/1988 – Clermont-Ferrand)
| (27/4/1946 – Sainte-Eulalie) VARNIER René Henri – ( – / – )
| (23/10/1954 – Sainte-Eulalie) BERGERON Jean Paul – ( – / – )
|__VIDAL Jean Marie Edouard – commis en draperie (8/9/1894 – Sainte-Eulalie / 6/9/1916 – Chaulnes)

15 novembre 1918, un premier hommage aux poilus de Madrid

Pierre PARIS fut le premier orateur de cette cérémonie

La Bibliothèque Nationale Espagnole (bne.es) met à disposition des lecteurs les exemplaires numériques de nombreux périodiques. C’est ainsi que nous pouvons connaître le déroulement de la cérémonie organisée à l’Ambassade de France à Madrid le 15 novembre 1918, 4 jours après la signature de l’armistice.
3 journaux l’évoquent :
La Correspondencia de España. 17/11/1918, nº 22.193, page 3.
La Nación (Madrid. 1916). 16/11/1918, page 10
El Fígaro (Madrid. 1918). 16/11/1918, page 12
C’est Pierre PARIS, au nom de l’Institut français, qui prend d’abord la parole. Les articles ne mentionnent pas le décès de deux de ses cinq fils, Roger et Franc. Puis M.Dard, rend hommage à Joseph THIERRY, ambassadeur de France en Espagne, tout juste décédé en septembre 1918. Il lit ensuite une déclaration du Général Pétain, puis communique le texte du télégramme envoyé par la communauté française de Madrid : «La colonia francesa de Madrid, reunida en la Embajada de Francia, envía al señor presidente de la República el homenaje de su entera adhesión. Saluda al presidente Clemenceau y al mariscal Foch que han merecido bien de la patria victoriosa, al marisca Joffre, al ejército francés y a Sus jefes, y unida alrededor de la bandera que va a flotar en Estrasburgo y en Metz, proclama su adhesión a la patria y su ardiente deseo de trabajar por ella »
Lecture est enfin faite d’une liste de morts pour la France. Elle comporte 26 noms identiques dans les 3 journaux, à quelques coquilles près : 21 sont communs avec les 40 de notre plaque, 5 sont des noms qui ont été omis par notre plaque.

  • Pierre Bayce, profesor del Colegio frances : il correspond à Pierre BAYCE de notre plaque. Notons qu’il n’est pas considéré sur notre plaque comme un professeur du Collège français.
  • Henri Morin de la Pilliere, sergento : il correspond à Henri MORIN DE LA PILLIERE de notre plaque.
  • Alphonso Bacquie : il correspond à Alphonse BACQUIE de notre plaque
  • Georges Saunnier capitan : il correspond à Georges SAUNNIER de notre plaque
  • Marcel Süss  teniente : il correspond à Marcel SUSS de notre plaque
  • Henri Nicot, subteniente et representante de la casa Basier : il correspond à Henri NICOT sur notre plaque
  • Edouard Bines  ayudante et representante de la casa Jansen : il correspond à Edouard BINOIS sur notre plaque
  • Joseph Esthern : ce soldat n’a pas son nom sur la plaque commémorative : il s’agit de Joseph ESTHERN.
  • Gaston Batiste, caporal y jefe de servicio en los ferrcarriles del Norte : il s’agit du soldat Gaston BATISTE sur notre plaque.
  • Aymard Rousselot  profesor de frances : il s’agit de Aymard ROUSSELOT sur notre place. Nous le connaissons comme professeur d’allemand.
  • Louis Paris : il s’agit de Louis PARIS, soldat de notre plaque      
  • Francois Paris, alistado voluntariamente a los 17 años, il s’agit du plus jeune fils de Pierre PARIS, Franc PARIS. On remarque qu’il n’est pas fait mention du fils aîné, Roger.
  • Henri Commenge, profesor del Colegio Frances : il s’agit de Pierre COMMENGE, identifié comme un des 3 professeurs au collège français.
  • Jean Thers, empleado casa Deutsch : il s’agit du Jean THERS de notre plaque comme ancien élève
  • Fernand Bourgineau, subteniente : il s’agit du soldat de Fernand BOURGINEAU sur notre plaque.
  • Firmin Fonreuge : il s’agit du soldat Firmin FONROUGE, qui ne figure pas sur la plaque.           
  • Jean Esoulet : il s’agit du soldat Jean Marie IZOULET, qui ne figure pas sur la plaque.           
  • Henri Vichy: il s’agit du soldat Enrique VIC, qui ne figure pas sur la plaque      
  • Alexandre Neron : il s’agit du soldat Alexandre NERON, soldat qui figure sur la plaque du lycée.    
  • Labayrade : il s’agit du soldat Henri LABAYRADE, soldat de notre plaqu
  •         
  • Leon Roussel  capitán : il s’agit de Léon ROUSSEL, soldat de notre plaque
  • Edouard Pierre Calvet : il s’agit du soldat Alexandre CALVET, soldat de notre plaque
  • Antoine Bonjour  : il s’agit du soldat Antoine BONHOURE, qui ne figure pas sur la plaque            
  • Léopold Albert Créhange : il s’agit du soldat Albert CREHANGE, qui figure sur notre place comme ancien élève     
  • Joseph Mombrun : il s’agit du soldat Joseph MOMBRUN, qui figure sur notre plaque comme ancien élève           
  • André Claude subteniente : il s’agit du soldat André CLAUDE, qui figure sur notre plaque comme ancien élève